Semaine nationale pédiatrique: comprendre la chiropraxie pédiatrique

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Le chiropracteur pédiatrique, un allier pour bébé et maman
Faire des séances de chiropraxie pour éviter au bébé et à l'enfant d'avoir mal au dos

A l’occasion de la semaine nationale pédiatrique, du 1er au 6 juin, l’association française de chiropraxie se mobilise pour informer et conseiller les femmes enceintes et jeunes mamans sur les troubles de la colonne vertébrale, et l’importance d’une bonne hygiène vertébrale au quotidien pour elles et leurs enfants. Les explications d’un chiropracteur pédiatrique lyonnais.

A l’occasion de la semaine nationale pédiatrique, du 1er au 6 juin, l’association française de chiropraxie se mobilise pour informer et conseiller les femmes enceintes et jeunes mamans sur les troubles de la colonne vertébrale, et l’importance d’une bonne hygiène vertébrale au quotidien. Les explications d’Elodie Rousset, chiropracteur à Lyon et Présidente des régions de l’AFC.

La chiropraxie pédiatrique est-elle bien connue en France ?

Non, la chiropraxie pédiatrique n’est pas très connue. Souvent, on nous associe aux manipulations, ce qui effraie les gens car ils pensent que l’on va faire la même chose sur les nourrissons. Mais ce que nous faisons est très doux, on mobilise les vertèbres tout en douceur. Lorsque je fais une séance sur un nourrisson qui dort, il peut rester endormi durant toute la séance !
L’accouchement qu’il se fasse par voie basse, en césarienne ou avec une aide (ventouse, forceps…) a des conséquences sur la colonne vertébrale ou les articulations du nouveau né. Quand le crâne est un peu déformé ou que la tête a plus de mal à tourner d’un côté, on croit souvent que cela partira en grandissant. Certes, cela va s’améliorer mais le corriger permettrait d’éviter de nombreuses conséquences comme les régurgitations, coliques, troubles du sommeil… Ces troubles peuvent être soulagés en rendant à l’enfant un bon fonctionnement locomoteur et neurologique. Il faut savoir que l’on peut même traiter dès les premières heures de la vie.

Chiropraxie pédiatrique et bilan vertébral personnalisé

Durant la semaine pédiatrique, vous allez établir gratuitement un bilan vertébral personnalisé : qu’est-ce donc ?

Il s’agit de dépistage, de faire un bilan du patient, voir sa posture, détecter des faiblesses qu’il faudra surveiller pendant la croissance. Par exemple, si un enfant a les genoux tournés vers l’intérieur, s’il a une scoliose ; pour un bébé, s’il a une déformation du crâne, autrement appelée plagiocéphalie, voire s’il a la tête qui tourne plus d’un côté que de l’autre…
Pour les femmes enceintes, il s’agit d’observer si le bassin fonctionne bien, afin d’optimiser et de préparer l’accouchement. De comprendre les causes des symptômes qui gâchent la vie pendant la grossesse : sciatiques, lombalgie, reflux, constipation… Il s’agit juste d’un bilan, il n’y a pas de traitements à cette occasion.

Quels sont les problèmes de dos que l’on retrouve le plus souvent chez les enfants ?

Des scolioses, des problèmes posturaux, des pieds en intérieur. Ce dernier cas n’est pas grave en soi mais cela peut créer des contraintes ailleurs dans le corps car toute la dynamique du squelette va être modifiée. C’est pour cela que si on arrive à trouver un équilibre, cela améliorera le squelette pour toute la vie. Le problème est que l’on voit souvent les patients trop tard. Ils ont une arthrose de la hanche et on leur dit que c’est lié à l’âge. Mais si cela s’est déclenché d’un côté et pas de l’autre, ce n’est pas qu’une raison d’âge, c’est aussi parce qu’il y a eu un défaut postural et que la hanche a été sur-utilisée. L’arthrose est une usure prématurée, engendrée par une accumulation de petits défauts : sur-utilisation, choc, interventions chirurgicale, compensations posturales, mauvaises positions…
Si on entretient régulièrement sa posture, on connaîtra moins de problèmes plus tard.
Chez l’enfant, ces problèmes peuvent être liés à la croissance, à un sport pratiqué, aux positions à l’école ou durant le sommeil, et à un cartable très lourd.

Le poids du cartable ne devrait pas dépasser 10% du poids de l’enfant

Le cartable trop lourd est donc directement incriminable ? Comment bien choisir le cartable de son enfant ?

Oui, c’est un facteur aggravant même si on ne peut pas dire qu’il est à l’origine de toutes les scolioses. Le poids du cartable ne devrait pas dépasser 10% du poids de l’enfant. Quant à sa forme : il ne doit pas descendre trop bas sur les fesses, mais devrait plutôt passer au dessus. L’idéal est qu’il ait une ceinture sur les hanches pour que le poids soit réparti sur les jambes. Le cartable à roulettes c’est l’idéal, mais les enfants ne l’aiment pas généralement, et de plus ce sont souvent les parents qui se retrouvent penchés à le tirer à la sortie de l’école ! Bien entendu, il faut que le cartable soit le moins chargé possible.
Les parents ne doivent pas hésiter à aller voir les écoles pour alerter sur le poids des cartables. Trop de professeurs exigent qu’un élève ait son propre livre. Quant au système des casiers, le problème est que les élèves n’ont pas le droit d’y laisser des choses le soir.

Toujours s’inquiéter d’une douleur chez l’enfant

Une maman peut-elle détecter elle-même un problème chez son enfant ?

Sur un nourrisson, il faut qu’elle observe s’il regarde toujours d’un côté, si sa tête est déformée, surtout s’il s’agit d’un plat asymétrique. On peut aussi consulter lorsqu’un bébé a des difficultés pour téter au début, les pleurs inexpliqués, des régurgitations importantes.
Pour un enfant, il faut essayer de regarder la hauteur de ses épaules, de ses omoplates, de son bassin, et observer sa marche. Souvent on observe pas assez cela. En le faisant régulièrement, on peut détecter des problèmes. Il faut aussi toujours s’inquiéter d’une douleur chez l’enfant. Nous avons mal au dos et on se dit que c’est normal, mais ça ne l’est pas chez un petit.
Un suivi préventif chez un professionnel 1à2 fois par an est toujours conseillé pour que le dos de son enfant soit surveillé par un œil exercé afin de détecter les problèmes au plus tôt.

Gare aux tablettes

D’autres conseils généraux pour éviter mal de dos des enfants ?

Comme pour les adultes, il faut faire attention à ce qu’ils ne penchent pas trop la tête en avant lorsqu’ils jouent avec une tablette ou un smartphone. Il faut aussi veiller à ce qu’ils dorment beaucoup. Quand ils sont assis, il faut essayer qu’ils aient un cale-pieds pour que leurs jambes ne pendent pas. Enfin, mettez-leur un petit coussin dans le bas du dos pour qu’ils aient une bonne cambrure lombaire. Enfin, les enfants et surtout les petits ont tendance à s’assoir sur leurs genoux avec les pieds vers l’extérieur. Cela est à éviter car cela vrille les genoux et chevilles.

A savoir

Les chiropracteurs français de l’association française de chiropraxie (AFC) organisent la semaine nationale pédiatrique du 1er au 6 juin, destinée aux femmes enceintes, aux bébés, aux enfants et aux jeunes mamans. Ils ouvriront les portes de leurs cabinets pour informer et conseiller sur les troubles de la colonne vertébrale, mais aussi pour sensibiliser à la nécessité d’une bonne hygiène vertébrale. Ainsi, les chiropracteurs pourront établir un bilan vertébral personnalisé, délivrer des conseils d’hygiène vertébrale et diététique adaptés et expliquer la chiropraxie pédiatrique.
A noter que le chiropracteur obtient le même diplôme qu’il soit en France ou à l’étranger. Pour être certain que le praticien est bien diplômé et assuré, on peut consulter l’annuaire de l’Association Française de Chiropraxie.

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