AVC: réagir dès les premiers symptômes

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130 000 Français sont victimes chaque année d’un accident vasculaire cérébral, rupture brutale de la circulation sanguine dans le cerveau. Quel que soit l’âge de la victime, un AVC peut s’avérer mortel et provoquer de graves séquelles. Le docteur Porthault-Chatard, médecin au Samu de l’Hôpital Edouard-Herriot, à Lyon, explique l’importance des bons réflexes à avoir lorsque des premiers symptômes.

En France, près de  150 000 Français, dont environ 10 000 en Rhône-Alpes, sont victimes chaque année d’un accident vasculaire cérébral, rupture brutale de la circulation sanguine dans le cerveau. Quel que soit l’âge de la victime, un AVC peut s’avérer mortel (50 000 décès par an) et provoquer de graves séquelles si la prise en charge n’est pas immédiate. Le docteur Porthault-Chatard, médecin au Samu de l’Hôpital Edouard-Herriot, à Lyon, explique l’importance des bons réflexes lorsque les premiers symptômes se manifestent.

Pourquoi ne faut-il pas prendre un AVC à la légère ?

L’Accident vasculaire cérébral est une pathologie particulièrement grave, brutale et fréquente. Il s’agit en France de la première cause de handicaps physiques chez l’adulte, de la deuxième cause de démence et de la troisième cause de mortalité.

Quelles sont les origines de l’AVC ?

L’AVC est provoqué par une interruption brutale de la circulation sanguine d’une zone du cerveau, qui se traduit par de graves déficits neurologiques. Il est dans 80% des cas dû à l’obstruction d’un vaisseau par un caillot ou par une plaque d’athérome riche en cholestérol: on parle alors d’un AVC ischémique. Dans les 20% de cas restants, il s’agit d’une rupture du vaisseau entraînant une hémorragie. La gravité est sensiblement la même, c’est le traitement qui diffère. C’est pourquoi on ne met en route le traitement qu’après un scanner ou, encore mieux, une IRM, à même de déterminer de quel type d’AVC souffre le patient.

Est-il vrai que chaque minute compte en cas d’AVC ?

Oui. Quoi qu’il arrive, il est essentiel d’aller très vite pour que le traitement soit efficace. Compte tenu du temps de transport par les secours, de la prise en charge à l’hôpital, de l’examen radiologique, il est indispensable, dès la manifestation des symptômes, de contacter le 15, qui a un accès direct à une prise en charge spécifique, soit en unité neurovasculaire, soit aux urgences de l’hôpital, où le personnel est sensibilisé et formé à cette nécessité d’aller très vite.

Paralysie et troubles de l’équilibre

Quels sont ces symptômes ?

Une paralysie faciale, un déficit moteur sur un côté, des troubles d’élocution, de vision ou d’équilibre, et parfois des maux de têtes intenses, brutaux , inhabituels. Mais les symptômes, souvent, ne sont pas douloureux et les victimes attendent. C’est une erreur, car une personne touchée par un AVC perd 2 millions de neurones par minute.

Quelles en sont les principales séquelles ?

Outre bon nombre de décès, un AVC peut avoir des conséquences graves. Certaines victimes ne retrouvent pas la parole, ne peuvent plus se servir d’un côté de leur corps, ont des troubles de vision, voire des troubles cognitifs, comme la dépression.

Est-il vrai que les AVC touchent principalement les personnes âgées ?

Non, c’est une idée reçue qu’il faut corriger. Si le risque augmente avec l’âge, un quart des AVC concernent des gens de moins de 65 ans, y compris les enfants.

Que faut-il faire pour ne pas en être victime ?

Avoir une excellente hygiène de vie. Les facteurs de risque sont l’hypertension non traitée, mais aussi le tabac, l’association  pilule/tabac, le cholestérol, le stress, le diabète ou encore le manque de pratique sportive.

A savoir

Quelle est la différence entre un AVC et un AIT ?
Un AVC est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine dans le cerveau. Dans 80% des cas, il s’agit de l’occlusion d’une artère qui empêche le passage du sang. On parle alors d’infarctus cérébral ou d’accident ischémique cérébral. Dans 20% des cas, il s’agit de la rupture d’une artère. On parle alors d’hémorragie cérébrale. Dans certains cas, il arrive que les signes ne durent que quelques minutes. On parle alors d’un accident ischémique transitoire (AIT). Les symptômes apparaissent et disparaissent très rapidement sans laisser de séquelles. Ce sont de véritables signes d’alerte. En effet, l’AIT est souvent le signe précurseur d’un AVC.

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