Lutter contre l’apnée du sommeil à Lyon (Rhône-Alpes)

4
693

Aujourd’hui, 8 personnes sur 10 souffrant du syndrome d’apnées du sommeil sont des malades qui s’ignorent. Pour y remédier, le docteur Frédéric Gormand, responsable de l’Unité de sommeil du CHU Lyon-Sud, lance un appel au dépistage de ce syndrome qui peut avoir de graves conséquences sur la santé.

Le SAS : Syndrome d’Apnée du Sommeil au CHU Lyon-Sud (Rhône-Alpes)

Certains maux passent inaperçus. Le syndrome d’apnées du sommeil (ou SAS) en est un. En effet en France, 8 personnes apnéiques sur 10 ne sont pas diagnostiquées et donc non traitées. C’est pourquoi mardi dernier, le docteur Frédéric Gormand responsable de l’unité de sommeil au CHU Lyon-Sud, a souhaité attirer l’attention sur ce problème de santé publique trop souvent négligé : «Le grand public ne connaît pas bien ce syndrome car il est fréquemment masqué par des problèmes de ronflement. Et pourtant il peut entraîner de graves problèmes de santé », prévient-il.

Pour lui, la méconnaissance du SAS s’explique par le fait que ce syndrome a été découvert, assez récemment (à peine une trentaine d’années). « Peu d’études épidémiologiques ont été réalisées et le syndrome d’apnées du sommeil est enseigné depuis seulement cinq ans dans les facultés. C’est pourquoi la plupart des médecins généralistes connaissent encore mal cette pathologie et que le taux de personnes diagnostiquées est si faible», explique le spécialiste lyonnais.

Troubles du sommeil : dangereux pour la santé

Quelles sont les conséquences du SAS pour la santé ? La nuit, dans 80% des cas le malade souffre d’un fort ronflement, mais aussi de sensations d’étouffement et de sueurs nocturnes. Privée d’un sommeil réparateur, la personne voit sa qualité de vie détériorée : altération de l’humeur, céphalées matinales, somnolence, troubles de la concentration…le SAS va jusqu’à mettre la vie du malade en danger, les conducteurs risquant à tout moment de s’endormir au volant. On estime que 20% des accidents de la route seraient dus à un assoupissement. A long terme, le malade apnéique encourt également des problèmes d’hypertension, d’infarctus ou d’AVC.

Malheureusement, il est difficile de mettre un nom sur ce mal, car souvent, après description des symptômes (fatigue, somnolence…) le médecin diagnostique une dépression et prescrit des somnifères parfaitement inefficaces dans ce cas… C’est ainsi qu’Alain a mis près de 20 ans à comprendre de quoi il souffrait.

“Plan sommeil” pour les apnéiques

Pour améliorer la prise en charge des malades, les pouvoirs publics ont pris les affaires en main : en janvier dernier, le ministère de la Santé a présenté son «Plan Sommeil» au sein duquel une bonne place est réservée aux apnées du sommeil. Des actions de sensibilisation orientées vers le grand public et les professionnels de santé, notamment les médecins généralistes, vont être menées.

Cette méconnaissance est en effet d’autant plus dommageable, qu’une fois le diagnostic établit, des traitements existent, notamment la pression positive continue, efficace dans 100% des cas.

Bon à savoir sur l’apnée du sommeil en Rhône-Alpes

Pour en savoir plus sur l’apnée du sommeil : www.syndrome-apnee-sommeil.fr

Centres du sommeil en Rhône-Alpes, homologués par la Société française de recherche et médecine du sommeil  :

  • Unité de Sommeil, Centre hospitalier Lyon-Sud, Pierre-Bénite.
  • Unité d’Hypnologie, Hôpital Neurologique, Lyon.
  • Laboratoire de Neurophysiologie, Hôpital Albert-Michallon, Grenoble.
  • Unité de Sommeil, Centre hospitalier intercommunal Annemasse-Bonneville, Annemasse.

Annabel Coavoux

Chargement des commentaires facebook ...

4 Commentaires

  1. bjr je fais bcp d apnèès du sommeil pendant ma nuit et j aimerais que cele
    cesse g entendu parler d 1 intervention chirurgicale au laser pouvez vous
    m en dire plus sur cette opèration
    merçi

  2. Bonjour,
    Le dépistage a fait un bond en avant depuis la rédaction de cet article en 2009. A tel point que le nombre de patients traités pour l’apnée de sommeil a augmenté considérablement. Non pas que la maladie ce soit davantage développée, mais c’est le dépistage qui est désormais un plus systématique quand les premiers symptômes surviennent. D’ailleurs, l’assurance maladie se retrouve désormais avec une prise en charge à rembourser qui augmente chaque année… Mais ça, c’est un autre problème…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here