Urgentistes: vers une fin de grève prématurée

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Marisol Touraine a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec les médecins urgentistes pour répondre à leurs revendications et mettre un terme prématuré à leur mouvement de grève illimité. Les syndicats doivent se réunir pour envisager la suite à donner au mouvement.

La grève des médecins urgentistes, qui a débuté ce lundi 22 décembre, ne durera-t-elle que quelques heures ? Oui, si l’on en croit Marisol Touraine. La ministre de la Santé a annoncé qu’un accord avait été conclu par les syndicats pour une levée de leur préavis. “Je me réjouis de l’issue favorable de ces discussions“, a annoncé Marisol Touraine à la sortie du conseil des ministres, précisant que l’accord trouvé portait essentiellement sur la durée du temps de travail hebdomadaire. Dans leurs revendications, les syndicats réclamaient notamment une réduction de ce temps de travail à 48 heures par semaine, limite prévue par la législation européenne, contre soixante heures actuellement, et une revalorisation de leurs heures supplémentaires au delà de 39 heures.

Une annonce jugée “prématurée” par les syndicats

L’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et la CGT, quant à eux, se sont déclarés surpris de cette communication gouvernementale, jugeant prématurée une telle annonce de sortie de crise. “Ce n’est pas à la ministre de dire si une grève est levée, mais aux gens sui sont en grève !“, a lancé Christophe Prudhomme, le porte-parole de l’AMUF, sur les ondes de RMC. Les représentants des médecins urgentistes rappellent que la motivation de leur mouvement ne se résume pas à la problématique de la durée hebdomadaire du travail. Ils insistent aussi sur la nécessité d’harmoniser les compensations financières octroyées pour les gardes, les médecins universitaires étant rémunérés 200 euros de plus par garde que les praticiens hospitalier. Autres sujets de discorde, les mesures d’économies prévues dans les hôpitaux d’ici à 2017 et une défiscalisation de leurs revenus de garde, à l’instar des privilèges accordés aux médecins libéraux.
Pour faire pression sur le gouvernement, les syndicats de médecins urgentistes peuvent compter sur l’appui de l’opinion publique. Dans une enquête réalisée par OpinionWay, près des deux tiers des Français déclarent soutenir le mouvement de protestation des médecins et des urgentistes.

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