L'anémie ferriprive ou carence en fer touche particulièrement les jeunes enfants. ©Pixabay

Maux de tête, essoufflement, perte d’énergie… Vous vous sentez fatigué sans raison ? Il s’agit peut-être d’une carence en fer. Zoom sur la cause d’anémie la plus répandue dans le monde et les bonnes attitudes pour s’en prémunir, avec le concours du Dr Grégory Roucher, généraliste à Riom, dans le Puy-de-Dôme.

Une anémie par carence en fer (ou anémie ferriprive) correspond à une diminution du taux de globule rouge du à un déficit en fer dans le corps. Or, le fer est un sel minéral essentiel pour l’organisme : il permet de fixer l’oxygène dans le sang et assurer le transport de celui-ci dans les muscles et les cellules en général.  

 

Quels sont les symptômes d’une carence en fer ?

En règle général, une carence en fer modérée est asymptomatique. Ces symptômes tels que des maux de tête, une fatigue inhabituelle, des vertiges ou encore des ongles ou des cheveux cassants peuvent être les signes d’une carence en fer. On instaure alors un traitement médicamenteux pour faciliter l’apport en fer. Cette substitution dure de quelques semaines à plusieurs mois. 

 

Anémie ferriprive : faîtes-vous dépister !

Pour diagnostiquer une carence en fer, n’attendez pas que des symptômes apparaissent ! On peut facilement la détecter à travers la mesure du taux de ferritine dans le sang. Cette protéine permet de stocker le fer dans le sang. Une présence anormalement basse peut donc être associé à une anémie.

En France, 25% des femmes sont touchées par l’anémie ferriprive en raison des menstruations (hémorragies et donc perte de globules rouges) mais aussi en cas de grossesse. Les enfants et les nourrissons sont également une population particulièrement à risque de développer une carence en fer. 

 

Les causes d’une carence en fer

Une carence en fer peut avoir différentes origines. Dans l’enfance, cela peut être une conséquence de prématurité ou encore de retard de croissance. Les personnes atteintes de maladies digestives et/ou ayant des troubles intestinaux engendrant des hémoragies plus ou moins importantes peuvent également être sujets à une anémie ferriprive. Mais la principale cause d’une carence en fer reste souvent un régime alimentaire inadapté. 

 

Petit guide alimentaire pour une santé de fer !

Notre alimentation est notre principal source d’apport en fer. Pour limiter toute carence, il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée et adaptée. Voici quelques aliments-alliés pour faire le plein de fer ! 

  • Les légumineuses sont vos amies : lentilles, haricots rouges et blancs…
  • Les graines et particulièrement celles de soja, de lin et de tournesol.
  • Les fruits à coques en particulier les noix, les noix de cajou et les amandes.
  • Les fruits secs : la figue et l’abricot sont sources de fer mais aussi de sucre, attention à ne pas en abuser.
  • La viande rouge (ou du foie) à consommer au moins une fois par semaine.
  • Les produits de la mer : le poulpe ou les crustacés. 
  • Le chocolat noir : plus le pourcentage de cacao est élevé, mieux c’est ! 
  • Les compléments alimentaires naturels tels que la spiruline. Cette algue (cyanobactérie) est un formidable allié dans la lutte contre l’anémie et est reconnu comme “super aliment” par l’OMS.
  • Les plantes aromatiques : le thym, le basilic, l’origan ou le romarin contiennent d’avantage de fer une fois séchés.

À SAVOIR 

Chaque jour, le corps utilise 1 à 2 mg de fer pour fonctionner. L’organisme n’est capable d’absorber que 10 % de la quantité de fer présente dans la nourriture que l’on consomme. C’est pourquoi, nous devons en absorber une quantité suffisante, soit 10 à 20 mg de fer par jour pour un adulte.

 

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