L'ambroisie se développe très vite dans la région lyonnaise

Rhinites conjonctivites, asthme… Dans toutes la Vallée du Rhône, et notamment entre la région lyonnaise et la Drôme, le risque allergique aux pollens d’ambroisie est à son niveau maximum pour cette rentrée. L’épisode pluvieux a amélioré provisoirement la situation, mais les allergies vont redoubler avec le retour d’un temps sec.

La rentrée scolaire sera synonyme de nez bouchés, quintes de toux, éternuements, yeux qui piquent, voir de de crises d’asthme, d’urticaire et d’eczéma pour de nombreux élèves et étudiants sensibles aux pollens d’ambroisie. Selon le dernier bulletin du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), le risque allergique est qualifié de “très élevé”, soit le niveau maximum, sur une large bande allant de Lyon au sud de Valence, en passant par Bourgoin-Jallieu dans le Nord-Isère. En réalité, c’est toute la Vallée du Rhone qui subit les méfaits de cette plante invasive de plus en plus présente dans le quart Sud-Est de la France.

Le vent aggrave le risque allergique

A l’origine, le pic allergique était prévu vers la mi-août mais les conditions climatiques exceptionnelles cette année ont retardé la floraison des plants, ce pic intervenant finalement fin août-début septembre. “La période de grande sécheresse, avec un minimum de précipitation, a ralenti la pousse des plants d’ambroisie, puis les quelques journées de pluie ont plaqué le pollen au sol”, explique Samuel Monnier, technicien au RNSA et spécialiste des pollens d’ambroisie.
Le retour d’un temps clément et plus chaud a donc dopé la pousse des plants d’ambroisie qui arrivent désormais à maturité, dégageant une quantité de pollens beaucoup plus élevée. “Les pollens d’ambroisie sont bien présents pour cette rentrée 2015. Outre les changements de programme, les allergiques devront aussi poursuivre leur traitement: de Lyon à Montélimar, ainsi que sur le Nivernais, le risque allergique est maximal. Il est aussi élevé de Mâcon à Avignon, ainsi que sur Vichy“, note Michel Thibaudon, directeur du RNSA.
Selon Samuel Monnier, les départements du Rhône, de la Drôme et de l’Ardèche devraient être classés à risque “très élevé” jusqu’au 10 septembre minimum en raison des conditions climatiques favorables à la dispersion des pollens dans l’atmosphère. “Le fort vent qui souffle depuis ce week-end décuple encore les réactions allergiques chez les personnes sensibles. En effet, le pollen est transporté sur de longues distances, à tel point que la région de Genève, habituellement peu touchée par le phénomène, a émis un bulletin d’alerte en raison du fort vent d’Est“, souligne Samuel Monnier.

La pluie pour plaquer le pollen au sol

Selon l’expert du RNSA, l’épisode pluvieux du début de semaine a amélioré la situation, mais de manière très temporaire. “L’accalmie a été de courte durée car seule une pluie forte et continue peut plaquer les pollens au sol“, conclut Samuel Monnier qui par conséquent, conseille aux personnes sensibles de suivre scrupuleusement leur traitement prescrits par leur médecin.

La région Rhône-Alpes vire au rouge sur le front de l'ambroisie
De Lyon à Valence, le risque d’allergie à l’ambroisie est à son maximum ©RNSA

A savoir

Pour lutter contre la prolifération de la plante à l’origine de nombreuses réactions allergiques, un site permet leur signalement et leur arrachage: www.signalement-ambroisie.fr. Une application Smartphone est disponible sur l’Appstore et Googleplay. Un e-mail (contact@signalemnt-ambrosie.fr) et un numéro de téléphone (09 72 37 68 88) sont également à la disposition des riverains victimes de la présence d’ambroisie à proximité.

 

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