Les graminées sont à l'origine des allergies actuelles
Les allergies au pollen prolifèrent en Rhône-Alpes

Les conditions climatiques ont décuplé les phénomènes allergiques. Douze départements de la partie Sud de la France sont classés en risque “très élevé”, dont une grande partie de la région Rhône-Alpes. En cause, les pollens de graminées, et notamment les pollens de chêne. Le “rhume des foins” va faire des ravages en attendant la pluie…

Un temps sec, du soleil et du vent… Depuis ce week-end, tous les facteurs sont réunis pour “pourrir” la vie des personnes sensibles aux pollens. Après les allergies au platane la semaine dernière, ce sont désormais les graminées qui piquent les yeux et irrite la gorge des enfants comme des adultes. Le fameux “rhume des foins” et son triste cortège d’effets désagréables est en effet à l’ordre du jour dans une grande partie sud de la France, seules les régions les plus au Nord, ainsi que la Corse et les massifs pyrénéens et alpins restant pour l’instant à l’écart de cet afflux de pollens.

Une forte dispersion des pollens 

La floraison et les conditions météorologiques presque estivales ont même incité le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) à placer douze départements en “risque maximal”. Sale temps pour les allergiques… “Les alternances de pluie et de soleil de ces dernières semaines ont permis à ces herbes de proliférer et le soleil de ces quelques jours sera parfait pour la dispersion des pollens. Le risque allergique lié aux pollens de graminées sera donc élevé sur une majorité du territoire de Rouen jusqu’à Marseille, de l’Aquitaine jusqu’à la Franche Comté“, souligne Michel Thibaudon, le directeur du RNSA dans son dernier bulletin allergo-pollinique.

Un risque “très élevé” de Lyon à Grenoble

Le rouge vif est notamment de mise dans une grande partie de la région Rhône-Alpes. La région lyonnaise, l’ensemble du Rhône, l’Isère, la Drôme et la Loire figurent parmi les secteurs où le risque est très élevé, en particulier pour les pollens de chêne, alors que l’Ain et la Haute-Savoie sont classés en risque élevé. “Les autres pollens resteront plus discrets. Ceux des autres arbres, bouleau, platane, cyprès, frêne et saule se feront de plus en plus discrets au cours des jours à venir pouvant  provoquer encore un risque allergique très faible localement“, précise Michel Thibaudon.
Dans ce contexte, le directeur du RNSA rappelle que “la vigilance doit rester importante pour les allergiques, même si la pluie annoncée pour ce week-end limitera alors les quantités de pollens“. En attendant les premières précipitations, les habitants des agglomérations de Lyon, Grenoble, Saint-Etienne vont mettre leurs pharmaciens à contribution…

A savoir

La rhinite allergique saisonnière se manifeste notamment par un nez bouché, des éternuements, des écoulements nasaux et des démangeaisons. Ces réactions allergiques sont souvent couplées avec une conjonctivite (yeux rouges qui piquent, sensation de sable dans les yeux). Les petits pollens, qui parviennent en s’introduire dans les bronches, sont aussi à l’origine de crises d’asthme générant une diminution du souffle, des sifflements bronchiques et des toux persistantes, notamment la nuit.

 

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