Le sel est le condiment le plus utilisé à table
Nous avons l'habitude de saler tous nos plats... gare au surdosage ! ©Freepik

Sans doute le condiment le plus utilisé à table, le sel alimentaire n’a pas pour autant la meilleure réputation d’un point de vue sanitaire. Si les risques d’une surconsommation sont de plus en plus connus du grand public, des questionnements perdurent quant à la quantité à respecter. Comment diminuer son apport en sel ? Doit-on arrêter radicalement d’en manger ? Levons le voile sur l’assaisonnement le plus populaire et la manière dont nous devrions le consommer, avec le concours de Melyssa Chedri, diététicienne nutritionniste à Lyon.

Le sel est déjà présent dans 80% des aliments que nous consommons quotidiennement. Avoir la main lourde sur la salière durant le repas n’est en réalité pas nécessaire.

En France, sa consommation quotidienne s’élève à 8g pour les hommes et 6,5g pour les femmes. Une quantité bien au-dessus de ce qui est conseillé. Quelles peuvent être les conséquences sanitaires d’une telle surconsommation ?

D’où vient le sel ?

Même nos ancêtres préhistoriques avaient pour habitude d’utiliser du sel pour l’assaisonnement et la conservation de la nourriture. Le condiment avait déjà une place centrale dans l’alimentation pour les sociétés du Néolithique.

Avec le temps, il est resté au cœur de nos habitudes alimentaires et les quantités absorbées n’ont cessé d’augmenter.

Aujourd’hui, la consommation quotidienne de sel des Français est inquiétante selon les experts car trop élevée.

Le sel, un danger ?

Consommé en trop grande quantité, le sodium, minéral contenu dans le sel de table, peut en effet avoir un impact néfaste sur la santé. Une surconsommation de sodium augmente le volume sanguin et donc la pression artérielle. Avec à la clé un risque accru de développer de l’hypertension artérielle, caractérisée par une pression trop élevée des vaisseaux sanguins et facteur de maladies cardiovasculaires.

Réduire sa consommation quotidienne est donc un bon moyen de prévenir une hypertension potentielle. Une action de prévention d’autant plus importante que l’hypertension est une maladie dite silencieuse, très compliquée à détecter. Selon l’Inserm, seule une personne sur deux serait au courant de son hypertension.

La surconsommation peut également entrainer une perte importante de calcium, minéral présent en grande majorité dans les os. Cette perte peut engendrer de l’ostéoporose, une maladie affectant la densité de la masse osseuse.

Le sel : une consommation à adapter !

Mais doit-on s’en passer ?

Tout est dans le dosage et la mesure. Comme pour beaucoup d’aliments, la clé est de savoir adapter sa consommation, et non de la supprimer. Le sel et ses composants sont en effet indispensables à l’organisme. L’iode est par exemple un élément essentiel dans le bon fonctionnement des hormones thyroïdiennes.

Des études réalisées démontrent d’ailleurs qu’une carence en sel peut également être un facteur de développement de l’hypertension artérielle. Gare à ne pas totalement exclure le sel, donc, de son alimentation !

Il est donc recommandé de le consommer dans des quantités raisonnables. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la consommation quotidienne idéale doit ainsi être limitée à 5g par jour chez l’adulte, ce qui équivaut à une cuillère à café.

Quelques astuces pour se passer du sel

Le sel a beau être populaire dans nos assiettes, il existe des alternatives! Épices, herbes aromatiques et algues sont ainsi d’excellents alliés pour relever les saveurs de vos plats.

Si malgré tout l’envie d’en utiliser est trop forte, privilégiez le sel naturel au sel de table industriel qui contient un taux de sodium trop important par rapport aux autres éléments. Le sel naturel est facile d’accès et se trouve en grande surface.

Il est possible de limiter sa consommation de sel à travers les aliments que nous consommons. Certains aliments ou plats ont en effet une teneur salée bien plus élevée que d’autres. C’est le cas des AUT, les aliments ultra transformés, plats industriels qui contiennent systématiquement une dose très élevée.

Le mieux, bien sûr, reste de prendre le temps de cuisiner soi-même ses propres plats et de redécouvrir des saveurs oubliées. Si ce n’est pas possible, redoublez de vigilance en faisant vos courses !

À savoir 

Une équipe de chercheurs du Centre Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes a récemment développé une technique d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) permettant de suivre la diffusion de sel dans les aliments. L’objectif ? mesurer le taux de sodium naturellement présent dans notre nourriture. En fonction, l’étude propose alors des méthodes pour assaisonner ses plats en utilisant le moins de sel possible, tout en préservant le goût.

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