La France compte un nombre grandissant d'aidants familiaux, soit plus de 10 millions actuellement. ©Pixabay

Qu’est-ce qu’un aidant familial et qui peut le devenir ? Comment aider un proche dépendant sans que cela déteigne sur sa vie professionnelle ? Les aidants ont aussi besoin d’aide. Guide pour mieux comprendre ce statut et les droits qui en découlent.

On recense plus de 11 millions d’aidants familiaux, en France. Un chiffre qui pourrait être plus conséquent en réalité, puisqu’un grand nombre d’aidants s’ignorent encore en tant que tels. Or, leur aide régulière est essentielle pour les personnes dépendantes qu’elles assistent. Le point sur ce qu’il faut savoir sur ce statut encore mal connu.

 

Qui peut devenir aidant familial ? 

Le statut d’aidant familial est attribué aux personnes venant en aide de façon régulière et non professionnelle à un proche dépendant. La dépendance peut être sévère ou modérée et peut concernée un adulte ou en enfant en situation de handicap. Les trois quart des aidants s’occupent de personnes âgées dépendantes, de plus en plus nombreuses. 

Un parent devant cesser ou réduire son activité professionnelle pour s’occuper quotidiennement d’un enfant handicapé, peut également prétendre à un dédommagement financier.

S’occuper d’une personne dépendante n’étant pas chose simple ou innée, les aidants familiaux ont droit, entre autre, à une formation gratuite aux gestes de premiers secours, à la réalisation de soins quotidiens ou encore l’accompagnement psychologique.

 

Quelle rémunération est possible en tant aidant non-professionnel ? 

Les aidants s’occupant d’un proche bénéficiant d’une prestation de compensation de handicap (PCH), peuvent obtenir un dédommagement financier. 

Dans le cas où la personne dépendante ne serait pas un parent de l’aidant, ce dernier peut obtenir un statut de salarié. Si la personne aidée bénéficie d’une allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou d’une PCH, elle peut ainsi rémunérer son aidant. Pour cela, l’aidant ne doit être marié ni pacsé avec celui ou celle qu’il aide, sauf en cas de dépendance sévère. 

Pour tout renseignement, se rapprocher des conseils départementaux ou des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Comment allier sa vie professionnelle avec le statut d’aidant ?

Aider une personne dépendante demande du temps et de l’investissement. Les aidants familiaux font souvent face à de nombreuses difficultés psychologiques, mais également dans l’exercice de leur vies professionnelles. Pour les aider dans ce quotidien surchargé, un congé de soutien familial leur permet de se consacrer à leur proche. Durant ce congé d’une durée de trois mois renouvelable, le retour à leur poste est assuré. 

Ceux qui donnent régulièrement de leur temps disposent aussi d’un droit au répit. Il s’agit d’une aide leur permettant de financer temporairement l’accueil de leur proche dans un établissement spécialisé.

Les trois quarts des aidants s’occupant d’un senior, un congé de solidarité de 3 mois est possible pour l’assister en sa fin de vie.

 

À SAVOIR

Manque de temps, de sommeil, souffrance… Les aidants font face à de nombreuses difficultés. La Compagnie des aidants vient au secours de ces travailleurs de coeur avec l’aide d’assistantes sociales. La Caravane des aidants s’arrête pendant 3 jours dans plusieurs villes de France pour les informer, les conseiller et les soutenir.

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