Coronavirus, baisse des morts en France
Arrêter de communiquer quotidiennement sur un ralentissement de l'épidémie, c'est arrêter d'entretenir le faux espoir d'une extinction rapide de l'épidémie ©JustDance

Pour la première fois, le nombre d’hospitalisations et de décès liés au coronavirus tend à baisser en France. Le Premier Ministre a déjà évoqué le jour d’après, les mesures de déconfinement. Or, la bataille est loin d’être gagnée. Voilà pourquoi Ma Santé ne communiquera plus quotidiennement sur des chiffres encourageants … mais pervers. Explications.

Vous l’aurez sans doute constaté. Depuis le week-end dernier, Ma Santé ne publie plus quotidiennement le nombre de décès et d’hospitalisations liés à l’épidémie de coronavirus à Lyon, en Auvergne-Rhône-Alpes et en France. Un choix délibéré. Et responsable.

 

Baisse du nombre d’hospitalisation, attention à l’effet pervers

Certes, nous recevons toujours de manière régulière les bilans de l’Agence Régionale de Santé et de Santé Publique France. Certes, ces bilans journaliers font état d’un ralentissement du nombre de victimes en France et dans tout le pays. Certes, ces chiffres moins anxiogènes confirment le bien-fondé des mesures de confinement mises en place depuis le 17 mars. Mais ce ralentissement de la courbe épidémique a aussi un effet pervers. Celui de laisser à penser que la bataille engagée contre le Covid-19 est gagnée. Il n’en est rien. Malheureusement.

En fin de semaine dernière, en évoquant de manière hâtive les modalités de la période de déconfinement, le Premier Ministre a sans doute commis une erreur. Un rayon de soleil et des millions de Français ont soudain oublié les préconisations des scientifiques, persuadés que la “guerre” touchait à son terme. Résultat, du monde dans les rues, sur les quais, les places. Des consignes de distanciation sociale de moins en moins appliquées. Une circulation un peu plus dense qu’à l’accoutumée. Or, le virus est toujours là. Bien présent. insidieux. Sournois.

 

Coronavirus, la menace de la deuxième vague

Grâce au dévouement et au sacrifice du corps médical, la première vague est en passe d’être endiguée. Mais, la deuxième vague, si elle survient, sera encore plus destructrice. Humainement. Psychologiquement aussi.

Tant que des moyens efficaces de protection collective de la population se seront pas disponibles. Tant qu’un dépistage systématique de la population ne sera pas mis en place. Tant qu’il ne sera pas possible de savoir si votre conjoint, votre enfant, votre voisin, vos amis, ne sont pas porteurs asymptomatiques du virus, une menace planera d’une résurgence massive de l’épidémie.

Voilà pourquoi la rédaction de Ma Santé a décidé de ne plus communiquer quotidiennement sur le nombre de décès et d’hospitalisations. Voilà pourquoi nous ne souhaitons pas entretenir de faux espoirs. Il en va de votre santé. De notre santé. Plus que jamais : RESTEZ CHEZ VOUS. Cela reste le meilleur moyen d’être dehors demain…

 

A SAVOIR

Si Ma Santé ne communiquera plus quotidiennement les données chiffrées de l’épidémie de coronavirus, la rédaction continuera évidemment de vous informer avec rigueur et pertinence sur les mesures à prendre et les conseils à suivre pour mieux vivre cette période de confinement.

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