Image d'illustration : Paysage en plein air
Image d'illustration : Paysage en plein air ©Pixabay

L’ATMO Auvergne Rhône-Alpes, l’observatoire de la qualité de l’air, s’allie avec l’INSA Lyon pour rendre plus précises les études de l’air. Une collaboration inédite pour un enjeu de santé publique.

C’est un partenariat scientifique de grande importance pour la région Auvergne Rhône-Alpes. La Fondation INSA Lyon et l’observatoire régional de la qualité de l’air, ATMO, ont officialisé jeudi 19 novembre leur alliance pour un bien commun : l’air. 

« L’air est un bien commun menacé. 9 personnes sur 10 dans le monde ne respirent pas un bon air », constate Isabelle Clostre, responsable de la communication à ATMO Auvergne-Rhône-Alpes. L’objectif est clair : mieux connaître la pollution pour mieux la combattre. De manière générale, la région Auvergne Rhône-Alpes constate depuis cinq ans une amélioration de son air, moins touchée par la pollution de particules fines. Mais la situation n’est pas encore satisfaisante. En 2019, 40% du territoire régional était encore en difficulté sur les niveaux d’ozones, selon l’organisme ATMO Auvergne Rhône-Alpes. Pour rappel, l’air pollué peut accentuer par exemple les risques de cancer ou d’infertilité.

Les résultats concrets de cette alliance sont tout d’abord la création de nouveaux services, de start-up, dans la lutte pour un air plus propre. Deuxièmement, permettre une analyse plus rapide et plus localisée de l’état de l’air à n’importe quel endroit de la région. Des initiatives qui permettraient aux Lyonnais d’être rassurés face aux phénomènes de pollution.

 

La science de l’INSA Lyon au service de l’observatoire ATMO

« C’est un temps fort » se réjouit Frédéric Fotiadu, directeur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon. Cette Grande Ecole d’ingénieurs n’est pas un choix surprenant dans ce partenariat. Classée au quatrième rang des meilleures écoles d’ingénieurs de France en 2019, l’INSA – fort de ces 23 laboratoires – est une référence universitaire dans la recherche scientifique, notamment celui du développement durable.

Via ce partenariat, l’idée est de créer un programme de travail scientifique autour des défis de l’air. « Une recherche appliquée et opérationnelle qui implique les étudiants ainsi que les enseignants-chercheurs de l’INSA Lyon et les chercheurs d’ATMO » détaille Alexis Metenier, président de la fondation INSA Lyon.

L’alliance se concentre autour de cinq enjeux. La santé globale des habitants ; le transport ; l’information et la société numérique ; l’énergie ; l’environnement. Les entreprises et acteurs socio-économiques peuvent participer à soutenir ces recherches. Cela passe par du mécénat, porté par la fondation INSA Lyon et le fonds de dotation ConvAIRgence. 

 

Rendre les micros-capteurs de l’air de la région le plus précis possible

Les forces combinées de ces deux acteurs vont permettre de mieux saisir l’air qui nous entoure. Actuellement, dans tout le territoire Auvergne Rhône-Alpes (souvent concernée par des pics de pollution comme cet été), il existe des stations de mesures dont les données sont retranscrites sur une carte. Mais la lisibilité de ces informations n’est pas assez fine pour permettre à chaque commune ou habitant de connaître l’état précis de l’air qui les entoure.

« Toute cette alliance a pour but d’obtenir cette finesse d’information qu’il nous manque. Il faut permettre à chacun de savoir ce que respire le voisin de celui qui fait brûler des déchets végétaux, ce qu’inhale le conducteur dans un embouteillage… » précise la chargée de communication d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes. La mise en place de ces micros-capteurs résument en soi l’intérêt de l’alliance. Une connaissance accrue de l’état de l’air de la part d’ATMO propulsée par la science et l’ingénierie de l’INSA Lyon.

Ce partenariat scientifique n’a pas vocation à se limiter à des observations théoriques. Mais plutôt à être une accélération des recherches sur l’air pour améliorer les conditions de vies des habitants. « Toute cette alliance a pour intérêt principal le bien de tous » confirme Alexis Metenier. 

 

À SAVOIR

Vous voulez connaître la qualité de l’air où vous vivez ? l’ATMO Auvergne Rhône-Alpes a mis à disposition des habitants de la région un nouveau dispositif : la captothèque. Un système gratuit qu’on vous présente en détail ICI. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here