La septième vague de Covid-19 va certainement s'accompagner d'un retour du masque dans les transports en commun.
Levée le 16 mai, l'obligation du port du masque dans les transports en commun pourrait bien faire partie des prochaines mesures décidées pour lutter contre la propagation très rapide du sous-variant BA.5. ©Shutterstock

Les contaminations remontent en flèche depuis une semaine et confirment l’émergence de la septième vague de l’épidémie de Covid-19, alimentée par un sous-variant BA.5 particulièrement contagieux. Si le port du masque dans les transports et lieux clos, tout comme la quatrième dose de vaccins, restent pour l’instant simplement recommandés, tous les signaux sont à un retour à des mesures sanitaires plus strictes dans les prochaines semaines.

Le répit fut de courte durée et l’épidémie de Covid-19 est bien de retour. Les pronostics du printemps laissaient pourtant clairement espérer un été calme. Mais les statistiques, depuis la semaine dernière, sont formelles. La septième vague, avec une moyenne de 70 000 contaminations par jour, est en train d’enfler.

Si l’Île-de-France est particulièrement touchée, Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas épargnée, avec un taux d’incidence de 451 cas pour 100 000 habitants (période du 15 au 21 juin). C’était en dessous des moyennes nationales (556/100 000), mais le virus progresse très vite et la situation a déjà évolué en ce mardi 28 juin. Selon Santé Publique France, le taux d’incidence s’élève à 693 cas pour 100 000 habitants, soit exactement la moyenne nationale (période du 18 au 24 juin). Tous les départements de la région sont concernés par cette hausse des contaminations, et particulièrement, pour l’instant, l’Ain (559/100 000) et l’Isère (594/100 000).

Covid-19 : un variant BA.5 ultra contagieux

Cette propagation fulgurante est liée à la grande contagiosité du variant BA.5, qui a pris le pas sur le BA.2 et qui est désormais majoritaire en France. Ce sous-variant d’omicron, selon les spécialistes, ne semble pas provoquer de formes graves du Covid, mais ses symptômes seraient plus intenses et dureraient plus longtemps que ses devanciers, selon les observations faites au Portugal, déjà touché. Médecin journaliste sur France 2, le Dr Damien Mascret évoquait lundi des « symptômes qui au lieu de durer en moyenne 4 jours, durent plutôt 7 jours voire 10 jours, donc on contamine plus longtemps. Et enfin il y a des symptômes que l’on retrouve un peu plus fréquemment qu’avec le variant précédent, en particulier le mal de gorge, les nausées, vomissements et le nez qui coule ».

Il est encore trop tôt pour prédire un retour des mesures de protection obligatoires. La ministre de la santé (qui pourrait quitter ses fonctions dans la semaine au gré du remaniement ministériel) a lancé un premier appel au civisme et à la responsabilité. Brigitte Bourguignon recommande en effet « aux Français de remettre le masque dans les transports » en commun et dans « tous les endroits clos ». Et ce « sans aller jusqu’à l’obligation ». Celle-ci pourrait faire partie des « mesures que l’on prend pour l’été, qui seront annoncées la semaine prochaine ».

Vaccination : la 4eme dose bientôt pour tous ?

En attendant, les messages vont essentiellement dans un sens pédagogique. « Nous ne pouvons pas prédire l’évolution de la situation, mais nous restons très vigilants. À l’heure actuelle, nous recommandons de poursuivre l’application des gestes barrières, c’est-à-dire le lavage rigoureux des mains et le port du masque dans les transports, ainsi que dans tous les lieux de promiscuité, lieux fermés où il y a du monde », plaide ainsi le Dr Anne-Marie Durand, directrice de la santé publique à l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes. « Il est important également d’aller se faire dépister au moindre signe, ou doute et de s’isoler en cas de positivité ».

Les autorités sanitaires réitèrent également leurs recommandations en faveur de la vaccination, meilleur rempart à ce jour contre le virus et, surtout, ses formes graves. Les personnes fragiles sont les premières concernées: la 4eme dose (2eme rappel) a été chaudement préconisée pour les plus de 60 ans et les patients immunodéprimés. Brigitte Bourguignon, toujours au micro de RTL, a lancé « un appel pour que les personnes qui n’y ont pas eu recours le fassent très vite ». Elle a également indiqué que la quatrième dose pour tous sera très probablement évoquée dans les prochaines semaines. L’ARS, de son côté, a ajouté au public particulièrement ciblé les femmes enceintes et les enfants.

L’objectif, une nouvelle fois, est d’éviter une saturation hospitalière. La tension, dans certains secteurs, se fait déjà sentir. Au 27 juin, 15 099 personnes, dont 880 en soins critiques, étaient hospitalisées en France pour cause de Covid-19, soit 463 de plus que la veille. Une nouvelle loin d’être rassurante, à l’heure où l’hôpital public se pose de sérieuses questions sur la manière dont il va réussir à assurer des prises en charge optimales durant cette période estivale. L’été s’annonce particulièrement chaud sur le front sanitaire…

À SAVOIR

La plupart des centres de vaccination ont fermé leurs portes. Les vaccins sont désormais majoritairement assurés par les médecins libéraux, pharmaciens et infirmiers. Retrouvez ici la liste des professionnels de santé disponibles pour recevoir votre vaccin.

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