Thermalisme. Déterminée à booster l’image de ses stations thermales en plein renouveau touristique, l’Auvergne développe un nouveau concept marketing, une communauté d’accrocs du peignoir.

 

Les Accrocs du Peignoir, ou la naissance d'un phénomène dans les stations thermales auvergnates ©Marielsa Niels.
Les Accrocs du Peignoir, ou la naissance d’un phénomène dans les stations thermales auvergnates ©Marielsa Niels.

 

Haut lieu du thermalisme français, l’Auvergne a parfaitement réussi à prendre le virage d’un secteur en pleine cure de jouvence. « Malgré tous les efforts, l’image du thermalisme auprès du public reste négative : des stations pour vieux et pour malades, où l’on s’embête… ».

Le nouveau directeur général des Routes d’Eaux du Massif Central et de Thermauvergne, Eric Brut, résume tout le chemin à parcourir pour redorer le blason des stations thermales auvergnates. « Nous menons un intense travail de fond pour changer cette image et revendiquer le statut de destinations bien-être », expliquait l’ancien maire de la Bourboule à l’occasion du dernier salon lyonnais des Thermalies, début mars.

Il y a vingt ans, l’Auvergne ne comptait que deux centres de bien-être, à Vichy et Châtel-Guyon. La donne a changé, grâce aux nombreux investissements consentis par les stations, dont certaines, à l’image de Royat, Chaudes-Aigues et Montrond-les-Bains, ont fait une véritable spécialité de l’offre de séjours ludiques, forme et mieux-être.

 

Thermalisme et accrocs du peignoir

Les Accrocs du Peignoir, une signature décalée et percutante. ©DR
Les Accrocs du Peignoir, une signature décalée et percutante. ©DR

Pour appuyer cette démarche et la promouvoir auprès du grand public, les villes d’eaux ont ainsi choisi de dérouler une nouvelle signature fédératrice, celle des Accrocs du Peignoir.

Le concept ? Donner naissance à une communauté d’ambassadeurs, adeptes d’un certain art de vivre et du ‘’bien-être extrême’’, chargée entre expos, animations et campagne vidéo humoristique de donner envie et de favoriser le rajeunissement de la clientèle thermale. Finement scénarisée, la web série joue la carte de l’épidémie de peignoirs. « Ils ont goûté aux stations, ils ne peuvent plus quitter leur peignoir blanc, même dans leur quotidien », s’amuse Eric Brut. Le but, lui, est on ne peut sérieux : « l’objectif est de faire venir une clientèle plus jeune, dans des villes où l’on peut prendre le temps de bien vivre Les Accrocs du Peignoir est la signature d’une attitude envers soi-même, celle qui consiste à débrancher, à s’accorder du temps et à prendre soin de soi-même ».

Aux stations elles-mêmes, offices de tourismes et collectivités de s’emparer de ce positionnement marketing résolument rafraîchissant et porteur de perspectives… régénératrices.

 

A savoir

A l’origine du phénomène des Accrocs du Peignoir, la Route des Villes d’Eaux du Massif Central a été créée en 1998 pour développer et soutenir la filière touristique des stations thermales du Massif Central. Dépassant les frontières de l’Auvergne, cette fédération rassemble 17 Villes d’Eaux en Auvergne (Bourbon l’Archambault, Néris-les-Bains, Vichy pour l’Allier, Chaudes-Aigues pour le Cantal, La Bourboule, Châteauneuf-les-Bains, Châtel-Guyon, Le Mont-Dore, Royat-Chamalières et Saint-Nectaire pour le Puy-de-Dôme), en Bourgogne (Saint-Honoré-les-Bains dans la Nièvre, Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire), dans le Limousin (Evaux-les-Bains dans la Creuse), en Midi-Pyrénées (Cransac-les-Thermes en Aveyron) et en Rhône-Alpes (Saint-Laurent-les-Bains et Vals-les-Bains en Ardèche, Montrond-les-Bains dans la Loire).

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