L'hypnose à l'hôpital, ça marche ! A Lyon, Stéphanie, mère de famille trentenaire, a eu l'occasion de tester cette technique en milieu hospitalier à Saint Joseph Saint Luc. Une expérience vécue à la suite d'une chute en skateboard ayant occasionné une luxation du coude et une petite fracture. Des blessures extrêmement douloureuses réduites "en douceur" grâce à l'apport de cette pratique thérapeutique originale. Témoignage.

 

L'hypnose à l'hôpital testé à Saint-Luc Saint-Joseph
Victime d’une luxation du coude, Stéphanie a subi une réduction de sa blessure sous hypnose ©P.Auclair

Comment avez-vous été incitée à faire appel à l’hypnose en milieu hospitalier ?

A mon arrivée aux urgences, compte tenu de la nature des blessures révélée par la radio, on m’a laissé deux options: soit l’opération chirurgicale sous anesthésie générale, soit une remise en place de l’os sous hypnose. J’avoue avoir été surprise par cette proposition mais j’ai accepté la deuxième solution. Je ne le regrette pas car je suis arrivée aux urgences à 7 heures du soir et à 8 heures et demies, j’étais sortie !

 

Concrètement, comment s’est déroulée l’intervention sous hypnose ?

Le médecin a commencé par me caresser le bras, tout en me demandant quelle était ma passion, en l’occurrence l’équitation. J’ai commencé à fermer les yeux, puis j’ai senti que je partais en arrière. J’avoue avoir fait une grosse crise d’angoisse au début, les yeux fermés, car j’avais l’impression de mourir.  Une impression bizarre. Je ne contrôlais plus rien. Finalement, je me suis concentré uniquement sur sa voix. Je l’entendais parler d’équitation, doucement, et peu à peu,  j’ai pris confiance. Je me remémore juste sentir ma tête partir complètement sur le côté droit. J’ai lâché prise et à mon réveil, mon bras était remis en place. Je n’ai rien senti. Aucune douleur, aucune sensation. Je n’ai même aucune notion de temps. Combien à durée l’intervention ? Je n’en ai aucune idée…

 

Vous n’avez vraiment senti aucune douleur ?

Non, rien du tout. La seule chose désagréable, c’est cette impression furtive que l’on est en train de mourir. D’où un petit moment d’angoisse.

 

Une rééducation plus facile et rapide

Commence se passe le réveil ?

Très doux. Très sympa. On retrouve ses esprits et la douleur a pratiquement disparu car l’os du bras, remis, ne tire plus sur les tendons. Tout ça sans la moindre anesthésie. Le fait d’être dans un état inconscient évite à l’organisme de lutter. Il n’y a pas de stress. C’est une super expérience. Je suis ressortie des urgences bluffée.

 

Pour vous, cette expérience d’hypnose est donc positive ?

Oui. D’une part, je n’ai pas souffert alors qu’une réduction de luxation est en principe très douloureuse. D’autre part, mon médecin a été surpris par la rapidité de mon rétablissement total. Un mois après cette séance d’hypnose, je pouvais déplier complètement le bras. A l’hôpital, on m’a expliqué que l’état d’hypnose permettait d’intervenir sans résistance de l’organisme, ce qui favorise une rééducation facile et rapide.

 

A savoir

Quelles personnes peuvent être concernées par l’hypnose en milieu hospitalier ?

– Les adultes et les enfants de plus de 4 ans

-Les patients admis en urgence

– Les patients sujets aux angoisses sévères

– Les patients présentant des douleurs difficile à calmer ou amenés à subir des soins douloureux (exemple: ponction lombaire ou suture pour les enfants)

– Les patients dont l’état de santé n’autorise pas la prise de médicaments morphiniques ou ceux dont on souhaite réduire les doses prescrites

-Les patients susceptibles d’être traités en cardiologie interventionnelle (cf.anomalie du rythme cardiaque)

-Les patients appelés à subir des examens parfois longs et/ou angoissants comme une IRM

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