Commissaire générale du salon des Thermalies de Lyon, Karelle Geyer est une observatrice avisée de l’évolution du marché du thermalisme et du bien-être en France. Interview.

 

Le thermalisme fait de plus en plus d'adeptes en France ©J.Damase
A Montbrun comme ailleurs, les mini cures séduisent de plus en plus de curistes. ©J.Damase

Comment se porte le marché du thermalisme en France ?

Très bien ! D’une part, ce marché est dynamique car il répond à des attentes fortes sur le plan du traitement et de la prévention. D’autre part, il bénéficie d’un intérêt grandissant pour la formule des mini cures santé de 6 à 12 jours. Ces cures non remboursées n’excluent pas une dimension médicale.

 

Une tendance émerge-t-elle en 2019 ?

Nous observons un réel engouement pour les cures post cancer. Ce fléau de société fait l’objet de plus en plus de soins thermaux. L’objectif de ces cures consiste à se réapproprier son corps et diminuer les effets secondaires des traitements lourds, notamment les œdèmes, en bénéficiant des bienfaits de l’eau qui répare et soulage.

 

Quelles sont les autres tendances fortes ?

En premier lieu, les cures dédiées aux problèmes de sommeil. Là encore, un vrai problème de société. Le thermalisme a prouvé son efficacité pour traiter l’insomnie mais aussi l’apnée du sommeil avec des ateliers combinant kinésithérapie, hypnose, réflexologie plantaire, diététique… Le burn-out fait également l’objet de plus en plus d’initiatives innovantes en France. L’idée est de faire le vide intérieur, ralentir le rythme du patient, évacuer sa surcharge de stress à travers des soins et autres exercices respiratoires. Enfin, dernière tendance forte, le développement des activités sportives et physiques dans les cures thermales, qu’il s’agisse de yoga, de step, d’aquagym… Autant de séances qui contribuent au mieux-être à tout âge.

 

L’approche curative des cures thermales n’est-elle pas en train de s’effacer au profit de la notion de bien-être ?

Oui et non… Certes, avant, les cures thermales n’avaient qu’une finalité médicale. Aujourd’hui, la plupart des stations cherchent à élargir le spectre de leur clientèle avec des cures de six jours axées sur le bien-être, mais le médical demeure leur cœur de métier. Et dans ce domaine, l’expertise des stations françaises – et notamment de la région Auvergne-Rhône-Alpes – n’est plus à démontrer.

 

A SAVOIR

Le magazine Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes était partenaire du Salon des Thermalies de Lyon. Cet événement grand public a regroupé les principaux acteurs du marché du thermalisme et du bien-être du 8 au 10 février 2019 à la Sucrière.

Invitations gratuites à télécharger sur www.thermalies.com/lyon

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.