Si vous êtes malade en voiture, en train, en bateau ou en avion, c’est que vous êtes victime du mal des transports.
Si vous êtes malade en voiture (cette maladie porte le nom de « cinétose »), ce qui touche principalement les enfants jusqu’à 12 ans et certaines femmes, il s’agit du fruit d’un conflit entre la perception visuelle et la perception de l’oreille interne. Ce mal est banal et bénin.
Pour se situer dans l’espace et réagir face aux mouvements de l’environnement, l’organisme fait appel à trois sources d’informations :
Toutes ces données sont transmises au cerveau qui les analyse afin de donner la position du corps dans l’espace.
Le hic, c’est que dans certaines situations, ce que les yeux voient ne correspond pas à ce que l’oreille interne enregistre. Conséquence : les informations qui arrivent au cerveau sont contradictoires.
«Prenez un passager assis à l’arrière d’une voiture,» illustre le docteur Athon, ORL lyonnais attaché aux Hospices civils de Lyon.
«En général, il lit ou regarde les autres passagers, mais pas la route.»
Résultat : l’œil suit un mouvement qui n’est pas celui de la voiture alors que la perception de l’oreille interne est constamment stimulée. C’est cette inadéquation qui favorise le mal des transports.
Un phénomène naturel donc que l’on peut minimiser en évitant de voyager l’estomac vide, en restant concentré sur l’horizon (ou en essayant de dormir) et en aérant l’habitacle.
Si ces précautions ne suffisent pas, il est toujours possible de recourir aux médicaments en comprimés ou en patch (Scopoderm, Dramamine, Nautamine, Stilnox, Imovane…) en prenant garde aux risques de somnolences que certains entraînent.
L’homéopathie apporte également une réponse intéressante. «Outre la Cocculine, nous disposons de quatre types de granules différents, que nous administrons en fonctions des symptômes», détaille Fréderic Reyrolle, médecin homéopathe à Lyon.
Enfin, pour les cas les plus récalcitrants, certains kinés proposent une rééducation vestibulaire qui consiste «à réharmoniser les récepteurs un à un», témoigne Laurent Garin, kiné-rééducateur vestibulaire. En général deux séances par semaine pendant deux mois (de 15 à 30 euros la séance non remboursés) viennent à bout des cinetoses les plus tenaces.
Catherine Foulsham
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