Vivre aux Éclats, qui a fêté son vingtième anniversaire, est une association de clowns hospitaliers. Chaque semaine, ils se rendent dans les services pédiatriques et gériatriques de l'agglomération lyonnaise pour égayer le quotidien des enfants et des personnes âgées hospitalisées. Explications de Pauline Woestelandt, directrice de l'association Vivre aux Eclats.

 

Vivre aux Eclats fête ses vingt ans
Vivre aux Eclats, des clowns pour faire rire petits et grands malades ©DR

 

Qui a créé l’association Vivre aux Eclats et dans quel but ?

L’association a été créée par deux comédiens clowns, dont une était psychomotricienne avant d’être comédienne. La principale motivation était de pouvoir stimuler les patients et de faire en sorte que l’hospitalisation ne soit pas synonyme d’une vie entre parenthèse, de donner la chance aux enfants de pouvoir s’épanouir bien qu’étant à l’hôpital.

 

Qu’est ce qui vous affecte le plus dans votre métier ?

Ce qui m’affecte, c’est de voir un patient isolé, aussi bien un enfant qu’une personne âgée, seul toute la journée et qui se replie sur soi. Ce qui me touche aussi, c’est de voir qu’avec les clowns, il peut y avoir un moment de joie, de plaisir, des vrais moments de vie, et que pendant quelques secondes les patients vont oublier qu’ils sont des patients et redeviennent avant tout des êtres humains, qui s’amusent, rient et qui ont des émotions.

 

Aux côtés des malades atteints d’Alzheimer

Pensiez-vous que votre association prendrait un jour une telle ampleur ?

Au fil des 20 ans, l’association n’a eu de cesse de grandir. Lorsque l’on a commencé, on pensait ne s’adresser qu’aux enfants. Aujourd’hui, la moitié de notre activité concerne les personnes âgées, personnes dépendantes et atteintes de la maladie d’Alzheimer. Nous remarquons que l’on s’adresse aussi de plus en plus aux soignants et aux familles. Effectivement, on se rend compte que l’association évolue et prend un essor au fil des années. C’est une vraie surprise et un vrai plaisir.

Quelle est la relation entre les comédiens et les patients ?

Lorsque les clowns sont en jeux, ils rentrent vraiment dans l’univers de la personne, dans sa bulle et c’est une réelle rencontre intime qui s’installe. C’est d’ailleurs pour cela que l’on se rend régulièrement dans les mêmes services, pour tisser un lien de proximité et d’intimité avec chaque patient. Nous qualifions ces prestations de « spectacles sur mesure » car chaque spectacle est adapté en fonction de chaque personne.

 

Bientôt des clowns en Ardèche

Quelle est votre perspective d’évolution pour votre association?

Nous allons prochainement ouvrir une antenne à Annonay. C’est une nouveauté et il y a un vrai développement qui s’annonce pour les professionnels de santé. Nous commençons à proposer des formations spécialement pour les professionnels qui nous demandent ce que l’on peut leur transmettre comme savoir-être afin d’entrer en relation justement avec des patients. Il y a encore beaucoup de travail et d’efforts de sensibilisation à consentir pour améliorer le quotidien des malades.

 

A SAVOIR

À l’occasion du vingtième anniversaire de Vivre aux Eclats, les clowns sortent des hôpitaux et des maisons de retraite pour aller à la rencontre de ceux qui ont la chance de ne pas être hospitalisés ! Rendez-vous fixé ce samedi 10 juin de 10 h à 19 h, place Antonin Poncet (Lyon 2). Lors de cette journée gratuite et ouverte à tous, petits et grands se verront proposer  différents spectacles et ateliers. Pour soutenir l’association, les personnes présentes auront la possibilité de parrainer un clown hospitalier pour qu’il aille jouer une heure, un jour ou une semaine à l’hôpital ou en maison de retraite.

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