Corps paramédical situé à mi-chemin entre les infirmiers et les médecins, les infirmiers anesthésistes se mobilisent pour faire reconnaître leur statut dans le cadre de la nouvelle loi Santé. Explications et coup de gueule d’Annabelle Payet, à Grenoble, représentante du collectif des infirmiers anesthésistes en Rhône Alpes​​ (CIARA).

Les infirmiers anesthésistes sont en colère en France
Les infirmiers anesthésistes réclament davantage de reconnaissance de l’Etat en fonction de leurs responsabilités ©DR

 Qui est l’infirmier anesthésiste ?

L’infirmier anesthésiste est un professionnel paramédical expert dans le domaine de l’anesthésie, de la réanimation et des soins d’urgence. Il a l’exclusivité de ces compétences, ce qui signifie qu’aucun autre professionnel paramédical ne peut le remplacer. Il exerce au bloc opératoire, et dans les SMUR. Sept années sont nécessaires pour former un infirmier anesthésiste : deux concours, deux diplômes d’états, 5 ans de cursus de formation et deux ans d’activité dans un service de soins entre les deux diplômes. A l’issu de cette formation complexe et de haute technicité, d’enseignement clinique, et théorique, il est le seul habilité, avec le médecin anesthésiste, à exercer des actes d’anesthésies.

Qu’est ce qui le différencie du médecin anesthésiste ?

Acteur du domaine médical, le médecin a suivi des études de médecine. Il est indépendant et dispose d’un champ de compétence médical et du droit de prescription tandis que l’infirmier anesthésiste fait partie du personnel paramédical. Il travaille en coordination avec et sous la responsabilité du médecin anesthésiste.

 

Mieux connaitre l’infirmier anesthésiste pour mieux le défendre

Quel est son rôle ?

L’infirmier anesthésiste est totalement autonome dès lors que le patient ne présente aucune pathologie lourde ou aucun antécédent médical. Suite à la consultation d’anesthésie, l’infirmier anesthésiste est habilité à pratiquer seul les actes d’anesthésies, dans la mesure où le médecin anesthésiste est joignable à tout moment, et peut donc intervenir si nécessaire. Nous sommes les garants du bon déroulement de toute anesthésie, de sa surveillance peropératoire, du réveil, de l’hypno-analgésie, de la réanimation peropératoire, des soins d’urgences, du traitement de la douleur de nos patients. Du nouveau-né à la personne âgée, nous sommes responsables des vies de nos patients.

Nous travaillons 7jours/7, de jour comme de nuit. Nous sommes des professionnels pourvus de connaissances pointues, réflexifs et cliniciens, ce qui nous permet d’adapter notre prise en charge en fonction du patient et de la chirurgie, mais aussi de réagir en urgence à tout événement indésirable durant une intervention.

  

Quelles sont les récentes évolutions de votre métier ?

De 2010 à 2014, après avoir manifesté à sept reprises pour défendre notre profession, nous avons enfin obtenu d’être reconnus au niveau du grade Master…En tout cas sur le papier…En effet, les grilles salariales n’ont pour autant jamais suivi ! Nos cinq années d’étude ne sont donc toujours pas valorisées… tout comme nos pratiques actuelles, notre autonomie, notre niveau de responsabilité, en tant qu’infirmier spécialisé dans un domaine exclusif qu’aucun autre infirmier ne peut pratiquer.

 

En guerre contre la loi Santé de Marisol Touraine

Affiche anesthesieQue propose la nouvelle loi Santé de Marisol Touraine ?

La nouvelle loi santé prévoit la modernisation du système de santé. C’est ce que nous appelons une Loi “fourre tout”. Elle prévoit notamment la création d’un statut d’infirmier en pratique avancée, c’est-à-dire un statut intermédiaire entre l’infirmier Bac +3 et le médecin Bac+8. Il y aurait la création de professions paramédicales intermédiaires, et ce dans un souci d’économies des soins et afin de pallier un manque médical. Ces nouvelles professions s’inscrivent dans des parcours dit “complexes”, exemple des pathologies chroniques (cancérologie, diabète…).

En quoi cette évolution pose-t-elle un problème pour votre profession ?

L’arrivée de ce statut intermédiaire est encore floue : champs de compétences ? Niveau de formation? Cette loi prévoit notamment la création de professions intermédiaires, alors que le système de santé actuel ne reconnaît déjà pas, et refuse de reconnaître les professions paramédicales existantes.

Quel est l’objectif de votre combat ?

Nous nous battons depuis toujours pour la qualité et la sécurité des soins apportés à chacun des patients. Nous nous défendons encore aujourd’hui afin d’obtenir la reconnaissance de notre profession et de notre expertise. Nous craignons que la création de ces infirmiers à la pratique avancée ne soit la porte ouverte au démantèlement de notre formation, au glissement de tâches…et puisse ainsi permettre à des infirmiers insuffisamment qualifiés de pratiquer l’anesthésie alors qu’ils ne sont pas spécifiquement formés à cette pratique. Le risque est de tendre vers une anesthésie « low cost ».

Nous souhaitons conserver et renforcer ce niveau de compétences permettant d’offrir un niveau de sécurité et de qualité maximal pour les patients.

 

Les infirmiers anesthésistes exigent une meilleure reconnaissance

Quelles sont plus concrètement vos attentes aujourd’hui ?

Ce que nous souhaitons, c’est :

  • La​ récupération d’un corps spécifique des infirmiers anesthésistes​ dans le Code de la Santé Publique (CSP) que nous avons perdu en 2010,
  • La ​ reconnaissance de nos responsabilités, de l’exclusivité de nos compétences, de notre expertise en anesthésie et en soins d’urgences​ ,
  • La ​ reconnaissance de notre autonomie​ par l’obtention d’un statut de profession intermédiaire,
  • L’intégration d’un Titre spécifique dans le Livre III du CSP : Infirmier de pratique avancée en Anesthésie, Urgences​ (pré­hospitalière, et péri­opératoire) ​ et réanimation​ ,
  • La ​ reconnaissance de la pénibilité​ , comme les médecins anesthésistes qui exercent dans les mêmes conditions que nous,
  • La reconnaissance par une grille indiciaire unique et linéaire à la hauteur de tous les autres niveaux Master 2, et non niveau Licence comme à ce jour.

Comment évoluent vos discussions et comment s’organisent-elles ?

Nous nous réunissons régulièrement avec un groupe de travail et à notre demande, nous avons pu engager des discussions avec le cabinet de Marisol Touraine, suite à deux mouvements de grève… Seul moyen aujourd’hui, pour que l’on accepte de nous recevoir. Pour le moment, le cabinet Touraine refuse de reconnaître nos pratiques actuelles, notre autonomie, notre expertise et notre niveau de responsabilité.

On veut nous imposer un temps médical défini et on nous demande d’en faire toujours plus alors que tout ce que nous faisons n’est déjà pas reconnu. Jusqu’où allons-nous aller !?

On nous refuse le statut d’infirmiers en pratique avancée alors que nous agissons le plus souvent seuls dans les blocs opératoires, que nous gérons nous-mêmes nos patients.

Tout est question de coût, nous le savons bien mais il n’est pas question d’accepter des soins “low-cost”.

Les patients, leur sécurité, la qualité de nos prises en charges sont au cœur de notre profession. Et pour ces raisons, nous nous battrons jusqu’au bout… pour vous, pour nous, et pour les générations futures!

Cursus infirmier anesthesiste

A savoir

En France, on recense près de 11,5 millions d’anesthésies/an réalisées sous le contrôle de 9 709 infirmiers anesthésistes (contre 638 238 infirmiers). La profession d’infirmier anesthésiste requiert sept années de formation. Il existe 27 écoles civiles qui forment environ 500 infirmiers anesthésistes par an. Dans les 10 ans à venir, 25 % d’entre eux partiront en retraite.

Comments

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20 Responses to "Infirmier anesthésiste : les raisons de la colère"

  1. Parrot Christiane  10 décembre 2015

    Soutien total aux infirmiers anesthésistes contre la médecine au rabais type soviétique

  2. Greg ArBras  10 décembre 2015

    Tout est dit! Notre combat est juste et les politiques comme les sociétés savantes le savent!!!
    Jusqu’à quand cette politique de l’autruche va-t-elle durer? Nous ne devons pas disparaite, nous sommes un maillon essentiel du système de santé et plus particulièrement de la pratique de l’anesthésie en France! Bravo Madame Payet pour cet article complet, qui met très bien en lumière ce que nous sommes, et ce que nous avons le droit de réclamer!

  3. Llau  10 décembre 2015

    Nous sommes tous concernés ! Nous irons tous (presque) un jour ou l’autre dans un bloc opératoire … et là, nous apprécierons d’avoir quelqu’un de compétent, d’humain, de réactif …
    et si ce n’est pas vous … votre famille …
    Soyons TOUS SOLIDAIRES ! ! Pensez à vos vies, vos familles , vos proches ,vos enfants quand vous appellerez le 15 !
    Luttons contre la détérioration de cette profession; la vie, la santé ne sont pas à prendre à la légère …

  4. sylvie dabremont  10 décembre 2015

    bel article tout est dit , nous sommes les garants de la securite anesthesique, notre combat est juste , nous sommes les oubliés de ce systéme , soutenez nous , parlez de nous …….

  5. Annick Rouffelaers  10 décembre 2015

    Je pense que nous travaillons sous l’autorité de l’anesthésiste et non sous sa responsabilité, ce qui nous rend responsable à par entière de tous nos actes. Peut être que cela a changé, mais je n’en suis pas certaine.

  6. templier romain  10 décembre 2015

    les politiques vont devoir faire avec, nous ne céderons pas.

  7. Fred G.  10 décembre 2015

    Tout à fait d’accord. Moi même IDE sans « spécialisation » mais detentrur d’un DIU douleur, je trouverais normal qu’au même titre que pour les IBODE, la spécialisation volontairement effectué ne soit pas reconnu que pas des « beaux » ( et encore…..) discours…..

  8. Thomas  10 décembre 2015

    BLABLABLA vous avez suivi vos études sous la contrainte ?? Vous ne connaissiez pas les conditions en vous engageant ?? 5 ans d études pas 7 et en altérance. Et bons ou mauvais pas d échec à l école IADE. Votre profession à moins de 10 000 représentants en France quel légitimité pour les 11 millions d anesthésie ?
    Arrêter de croire que vous êtes indispensable et tellement supérieur. Battez vous avec tous les autres IDEs pour valoriser l ensemble de la profession.

  9. Isabelle Martin  11 décembre 2015

    Merci aux ide anesthésiste . J ai subi 2 interventions en 2015 et j ai été trop bien entouré par les ide du bloc et par les ide anesthésistes . Nous laissons notre vie entre leurs mains , donc ils doivent pouvoir travailler en toute sérénité . Je reconnais vraiment que nous avons besoin d eux et que l état doit protéger leur statut . Ç est légitime de défendre le professionnalisme et les années d études . La vie est trop précieuse pour être soigné au rabais . Je les remercie pour leur gentillesse et leur professionnalisme . Je me suis sentie en confiance . Battez vous pour garder ces 2 énormes qualités . Les patients ont besoin de vous . Je soutiens votre combat

  10. ambrosino florence  11 décembre 2015

    Merci de cet article bien construit. Les infirmiers de pratique avancée ne representent aucun danger pour les iade. Dans la mesure ou ils ne seront pas positionnes sur le champ spécifique à l’anesthésie et a ses actes dédiés. Bien au contraire , aux USA IADE= IPA.
    IPA est une façon d’exercer en contact du patient ( exercice clinique), sachant mener une consultation, utilisant les données probantes , exerçant un leadership, conduisant des actions de formation, en pluridisciplinaire et selon des principes éthiques…( cf compétences décrites par ann Hamric)
    Ce n’est ni un rôle , ni une fonction, ni une spécialisation. Donc les iade ne sont pas menacés, en qualité de spécialité infirmière.
    Le gic repasi est tout à fait favorable à ce que les spécialités puissent accéder au statut IPA, s’ils justifient d’un enseignement complet autour de cette approche  » avancée » de la profession, ce qui semble déjà être le cas pour les iade.
    De grâce ne vous trompez pas de combat, si tous les IDE arrivent un peu à s’unir ils seront plus forts et entendus. Les IPA ne sont pas votre ennemi bien au contraire.je reste à disposition pour en discuter. Bien cordialement.

  11. Beaulieu  11 décembre 2015

    Bonjour je me permets de vous contacter suite à l’article concernant les infirmiers anesthésistes en colère .
    Je suis surpris de voir le manque de qualité des informations publiées sur votre site . Que les infirmiers anesthesistes défendent leur profession c est bien , qu ils publient des données erronées sur leur exercice et celui de leur entourage c est malhonnête . Pour information un médecin anesthesiste ce n est pas un BAC+8 mais BAC+11 (6 ans d externat, 5 ans internat ) et 2 concours ) voire plus 13 si on compte les 2 ans de chef de clinique ou d assistant . Je trouve également litigieux de dire qu il faut 7 ans d études pour être Iade : il faut 3 ans d école infirmier. 2 ans de pratique d infirmier diplômé d état et 2 ans d école Iade , ce qui est différent de 7 ans d études. En plus le grade master a été attribué sur des cursus non universitaires sans les concours qui vont avec et la difficulté des etudes en facultés avec des ratios professeurs /élèves beaucoup moins favorables que dans les écoles . Aussi concernant la responsabilité je vous renvoie aux décrets officiels : un IADE est le seul habilité avec le médecin (et non pas habilité à faire seul ! ) à pouvoir appliquer des techniques médicamenteuses et gestuelles pour l anesthesie et pour le IADE cela nécessite que le médecin ait vu le patient et prescrit un protocole de doses de médicaments à injecter,de dispositifs à mettre en place . Par ailleurs suite à ce décret officiel la Société FRancaise d Anesthesie Réanimation a précisé qu un médecin anesthesiste se devait d être présent à l induction et au réveil, et qu il doit se rendre immédiatement disponible en cas d anomalie s il laisse le Iade seul en salle , ce qui signifie donc que le Iade n endort pas seul et qu il fait tous les actes sous la prescription et la responsabilité du médecin anesthesiste .
    La sécurité en anesthesie a clairement augmenté depuis que cette spécialité s est médicalisée, que les produits ont évolué et bien sûr qu un corps d infirmier spécifique a été formé pour assurer la surveillance de l anesthesie . L anesthesie réanimation reste un acte médical et sous la responsabilité d un médecin .
    Je précise qu il n existe par ailleurs pas de prime de pénibilité pour les médecins , les gardes durent 24h et non pas 12h comme les infirmiers, les semaines ne sont pas définies à 35h mais sur une base de 10 demi journées qui se résument le plus souvent à des semaines de 60h avec des pointes à 80h. Ce n est pas vraiment la semaine de 35 heures avec des balances horaires qui se positivent rapidement en heures sup. Aussi les gardes sont payées 18 euros de l heure (250 euros pour 14 heures pour être responsable d urgences vitales ), quelle que soit l ancienneté , pas de prime de travail de nuit ou autre . Pour les infirmiers d astreinte les tarifs peuvent aller de 15 à 40 euros de l heure en fonction de l ancienneté et en garde sur place cela correspond à la moitié de la garde medicale mais sur 12h et non 14h. Ah oui aussi on va pouvoir travailler jusqu à 72 ans.
    Merci de vérifier la réalité juridique et professionnelle des acteurs de la santé avant de publier des informations erronées .
    En ces moments où une nouvelle loi santé menace la qualité des soins il serait de bon ton que chacun se souvienne des risques pris par les uns et les autres pour le bien être et la sécurité du patient .

  12. tramber  11 décembre 2015

    relisez vos textes Mr ou Mme Beaulieu au lieu déverser votre fiel !
    quand vous citez les textes … citez les bien !
    d’autre part je ne sais ni où, ni quelle spécialité vous exercez mais vous me semblez bien déconnecté de la réalité ! beaucoup, énormément d’IADE endorment seul !!!! c’est une réalité que ce soit dans le privé, le  »semi-privé » ou le public !!!!!!! alors redescendez sur terre.
    en ce qui concerne les rémunérations elles dépendent aussi des négociations avec votre administration. Je doute aussi que vous commenciez votre carrière à 1600€ même pas en tant qu’interne NON DIPLOME ! alors ne rentrez pas en guerre contre nous nous ne sommes pas en guerre contre vous et si vous voulez parler de la sécurité du patient soyez un peu plus en salle !!!

  13. Galand  11 décembre 2015

    @beaulieu : ne vous en déplaise, la loi autorise l’infirmier anesthesiste a induire seul des anesthésies, un médecin pouvant intervenir à tout moment. L’infirmier anesthesiste n’est pas l’assistant du médecin, ils travaillent en collaboration réciproque et exclusive et en substitution du médecin quand il n’est pas présent en salle. Il n’est pas écrit 7 ans d’études, il est écrit que le cursus dure 7 ans, vous ne savez pas lire?! vous dénoncez une malhonnêteté qui est absente de l’article et au passage vous rajoutez 2 ans d’études au cursus medical (clinicat) vous vous fichez du monde? Que connaissez vous du cursus IADE? Apparemment rien, je ne peux corriger toutes les fausses informations contenues dans votre message, oui le diplôme d’état est reconnu au grade de Master par le ministere de l’enseignement supérieur, par l’AERES, par le CNESER, par Europass, par le CNCP… Ça vous fait mal? Non l’IADE ne travaille pas sur prescription, l’affirmer comme vous le faites c’est mentir, honte à vous!
    Les IADE ne touchent pas de prime de pénibilité comme vous l’avancez, un grand nombre d’IADE travaille encore et toujours en 24h contrairement a ce que vous avancez…
    Beaulieu va arriver a nous faire pleurer sur le sort de ces pauvresvmedecinsvsui émargent a 8000 €/mois en public et jusqu’à 25000 en privé. Gerbant

  14. Maïeutrix  11 décembre 2015

    Tout à fait d’accord avec le commentaire de Beaulieu (y) !!!

    La seule chose avec laquelle je ne suis pas d’accord, c’est que l’auteur de ce billet ne s’est pas trompé, l’appellation BAC+11 n’existe pas. on s’arrête à BAC+8 dans le système LMD donc en soit il n’a sur ce point pas menti.

  15. Payet  11 décembre 2015

    Dr Beaulieu, Bonjour,
    Vous vous méprenez, il serait souhaitable que vous relisiez de façon plus attentive cet article de qualité, qui parle de la réalité des pratiques des infirmiers anesthésistes dans un cadre législatif bien défini par décret. Nous sommes des infirmiers autonomes, réflexifs, responsable de nos actes.
    Nous sommes là pour défendre une profession, une identité professionnelle.
    Dans cet article, reprenez chacun des points aborder:
    – Pour les années d’études: nous ne parlons pas des médecins anesthésistes…
    – Pour les 7 ans: nous n’écrivons à aucun moment qu’il nous faut 7 ans d’études….
    – Pour ce qui est d’être seul habilité….: nous disons bien la même chose…..
    – Pour le protocole écrit, avec doses exactes….: ce n’est pas la réalité…et dans ce cas, si le médecin anesthésiste doit, être présent à l’induction et au réveil, pourquoi écrire un protocole détaillé?
    – Les infirmiers anesthésistes sont bien souvent seuls en salle, à partir du moment où un médecin anesthésiste est joignable. Dire l’inverse, est fortement dommageable de faire croire cela à la population. Et les blocs opératoires ne tourneraient plus….de façon aussi efficiente et optimale…

    Bref, je pense que vous vous méprenez, nous ne sommes pas là pour être en concurrence avec les médecins anesthésistes, qui sont des professionnels médicaux indispensable également, avec un autre champs de compétences et de responsabilité.
    Cet article est là pour défendre la réalité légale de nos pratiques actuelles mais qui ne sont pas reconnues.

  16. Mochelieu  11 décembre 2015

    @Beaulieu: c’est votre vision rétrograde et erronée qui vous aveugle. Votre commentaire est un tissu d’arguments partisans, subjectifs, péremptoires et MALHONNETES ! De quoi avez vous peur? Que les IADE remplacent les MAR? Aucune représentation d’infirmiers anesthésistes n’appelle a s’affranchir de la responsabilité médicale de l’acte. Votre commentaire illustre parfaitement la position de la SFAR, du CFAR : le bal des faux-culs comme dirait un de nos représentants!

  17. Morgane  11 décembre 2015

    Merci pour ce bel article parfaitement représentatif … Bien tristement salit par un nombre incalculable d’inepties et de mensonges déversés par des personnages médisants tels que « Beaulieu »… Vous parlez sans connaître notre métier …
    Honte à ceux qui déversent leur diarrhée verbale à une profession qui se bat chaque jour pour s’assurer de la sécurité des patients…

  18. Grégory LE BRAS  11 décembre 2015

    Monsieur Beaulieu,

    7 ans sont nécessaire pour FORMER un Infirmier Anesthésiste. Vous l’avez d’ailleurs très bien souligné, 3 ans d’école IDE, 2 ans d’expérience clinique puis 2 ans d’école d’IADE…

    Les Infirmiers anesthésistes ne remettent absolument pas en question le statut et la formation des Médecins spécialisés ou non.

    Nous souhaitons une juste reconnaissance statutaire et juridique de notre pratique quotidienne de l’anesthésie…

    Quand à Thomas, nous avons effectivement choisi de poursuivre notre formation, d’acquérir des compétences et une expertise, mais cela ne fait pas de nous des paramédicaux supérieurs!
    Nous savons tous d’où nous venons. Je t’invite d’ailleurs à suivre la journée d’un IADE juste pour te rendre compte que ce que nous faisons au quotidien. Pas plus, pas moins qu’un IDE… Mais plus du tout les mêmes responsabilités! Aussi est-il anormale de demander une réel reconnaissance de notre diplôme?? Soyons sérieux, tu te perds dans ton discours…

  19. Claire  11 décembre 2015

    Merci pour cet article qui reprend clairement la réalité du travail de l’iade, son implication dans la prise en charge des malades, ses qualités professionnelles et ses inquiétudes pour l’avenir de la profession, parce que oui il y des raisons de s’inquiéter!!! Je suis IADE, et je m’inquiète pour mon avenir, et celui de mes patients. Et surtout que personne ne se méprenne, nous n’avons l’intention ni d’ « écraser » les autres ( cf propos de Thomas) ni de dépasser notre cadre légal de champs de compétence ( cf propos de Beaulieu). Défendre son métier ne sous entend pas mépriser celui des autres!!! C’est extrêmement irrespectueux et incorrect que de tenir ce genre de propos. C’est à des kilomètres de l’état d’esprit qui anime ma profession!!!!

  20. aslana  11 décembre 2015

    @thomas :
    11 millions d’anesthésies en france :
    9700 IADE pour ….à peu près 10 500 médecins anesthésistes.

    Merci de mettre en évidence la part importante du travail des IADE dans la prise en charge anesthesique en france.

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