e-magazine régional consacré à la santé et au bien-être http://www.ra-sante.com Santé, forme, bien-être, soins, hôpitaux, urgences à Lyon et en Rhône-Alpes Thu, 20 Sep 2018 09:43:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 http://www.ra-sante.com/wp-content/uploads/2015/11/cropped-logo-ra-sante-50x50.png e-magazine régional consacré à la santé et au bien-être http://www.ra-sante.com 32 32 Santé au travail et mal de dos : adoptez la bonne posture au bureau ! http://www.ra-sante.com/mal-dos-ergonomie-bonne-posture-bureau-164239.html http://www.ra-sante.com/mal-dos-ergonomie-bonne-posture-bureau-164239.html#respond Wed, 19 Sep 2018 16:24:26 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15739 Lombalgie ? Cervicalgie ? Tendinite ? Pour combattre le mal de dos et bien d'autres pathologies, êtes-vous sûr d’être installé correctement à votre bureau, face à votre écran ? Le point sur les bons réflexes à adopter et les mauvaises habitudes à corriger avec Ferréole Boucaud, ergonome à Lyon.

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le dot doit être préservé au travail
Respecter quelques règles ergonomiques élémentaires est essentiel pour rester en bonne santé

« 100% des salariés sont concernés : je n’ai rencontré personne qui soit réellement bien installé à son poste de travail, quel que soit son environnement, sa sensibilité au sujet ou son niveau hiérarchique », confie Ferréole Boucaud, consultante en ergonomie au cabinet Novergo, à Lyon.

Adopter une posture correcte et de bonnes pratiques est pourtant essentiel, qui plus est lorsque l’on passe près de huit heures par jour devant l’écran de son ordinateur. Les conséquences, à plus ou moins long terme, sont en effet multiples : mal de dos (des cervicales aux lombaires), affections des membres supérieurs (syndrome du canal carpien, etc.), troubles oculaires (fatigue visuelle, défaut de concentration), fatigue, stress…

Il existe pourtant des réflexes simples à adopter pour repousser les éventuels troubles liés à de mauvaises postures. « Tout résulte d’un compromis entre l’activité que l’on pratique, le matériel dont on dispose et l’environnement de son poste de travail », annonce Ferréole Boucaud, qui rappelle toute la nécessité à limiter sa sédentarité : « bougez ! Aucune posture n’est bonne quand elle est prolongée ! »

Mal de dos ? Réglage du siège, le premier réflexe

Un bon réglage du siège, en fonction de sa morphologie et de son état de santé, est indispensable pour favoriser la verticalité du corps :

  • Les bras doivent être positionnés avec les coudes à angle droit, les épaules relâchées, les avant-bras reposant sur le bureau.
  • Les genoux doivent être à angle droit, avec l’arrière du genou à trois doigts de l’assise du siège.
  • Les pieds doivent être à plat sur le sol, sans croiser les jambes. Ne pas hésiter à utiliser un repose-pied en cas de petite taille.
  • Le dos doit être droit : le galbe du dossier doit tomber dans le creux des reins.
  • Les accoudoirs doivent être réglés pour conserver les bras le long du corps.
  • Attention à ne pas bloquer le système de bascule du siège, qui assure un soutien. dorsal tout en favorisant le mouvement. Il faut donc régler la tension du ressort en fonction de son poids, ni trop relâché, ni trop serré.

Réglage de l’écran : essentiel pour les yeux

Une mauvaise disposition du ou des écrans, comme un réglage défaillant, peut aussi engendrer des troubles physiques et psychiques.

  • L’écran doit être positionné face à soi, à une distance d’environ 70 cm.
  • La ligne d’horizon des yeux doit être située sur le haut de l’écran.
  • En cas de double écran : les deux écrans doivent être positionnés à la même hauteur, en arc de cercle gauche ou droit, le principal restant positionné face à soi. Centrer les deux écrans s’ils sont utilisés de la même manière.
  • Le réglage de la résolution, de la luminosité et du contraste doit assurer un bon confort visuel et être le même, le cas échéant, pour les deux écrans.
  • En cas de verres progressifs (regard par le bas des lunettes), abaisser et incliner l’écran.

Le matériel de bureau : des gestes qui comptent

  • La souris doit être manipulée sans effort : c’est le bras qui doit bouger, et non le poignet.
  • Le clavier doit tomber sous les mains, les bras étant positionnés à angle droit.
  • Lorsque l’on s’appuie sur des notes manuscrites ou autres éléments papiers, privilégier un porte-documents (entre le clavier et l’écran) pour ne pas altérer le positionnement du clavier.
  • Les étagères doivent être garnies en fonction du poids des dossiers et de la fréquence d’utilisation : les plus utilisés doivent être positionnés entre les hauteurs de la hanche et de l’épaule.
  • Le positionnement du téléphone doit dépendre de sa fréquence d’utilisation.

Un environnement de travail à soigner

  • Privilégier un positionnement de l’écran perpendiculairement aux fenêtres, afin d’éviter reflets et contre-jour.
  • Favoriser un éclairage naturel et indirect.
  • Privilégier un bureau rectiligne : les plans de travail arrondis favorisent un déséquilibre de la posture.
  • Le bureau ne doit pas être situé près d’une porte ou dans un passage, pour éviter gène et, incidemment, stress et fatigue.

A faire / à ne pas faire

Des conseils simples à mettre en pratique :

  • Activez vos muscles au gré d’exercices simples.
  • Délaissez régulièrement votre écran : 5 minutes par heure ou 15 minutes toutes les 2 heures, le temps d’une pause ou d’une autre tâche.
  • Évitez de déjeuner devant votre écran : déconnectez !

Les erreurs classiques à éviter :

  • S’installer sans réglage adapté du siège et de l’écran à un poste de travail occupé précédemment par quelqu’un d’autre.
  • Décaler les écrans.
  • Travailler en mode confort, avachi au creux de son siège.
  • Rester assis longtemps sans mouvement derrière son écran.

A SAVOIR
Adopter une bonne posture ergonomique au travail permet d’éviter de nombreuses douleurs et pathologies. Mal de dos, lombalgie, tendinite, syndrome du canal carpien, maladie de Lyme figurent parmi les pathologies les plus récurrentes des troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause d’indemnisation pour maladie professionnelle en France.

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Centres médico-psychologiques débordés : un enjeu pour la rentrée ? http://www.ra-sante.com/centres-medico-psychologiques-enjeu-rentree.html http://www.ra-sante.com/centres-medico-psychologiques-enjeu-rentree.html#respond Wed, 12 Sep 2018 14:11:30 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15841 Le ministère de la Santé annonçait dès le début de l’été une offre en psychiatrie accessible et de qualité pour cette rentrée 2018. L'amélioration des CMP reste un enjeu important en matière de santé publique.

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Les centres de soins psychologiques sont débordées en Auvergne-Rhône-Alpes ©DR
L’offre de soins psychologiques reste insuffisante en AuRA ©DR

 

Selon l’OMS, une personne sur quatre est touchée par des troubles psychiatriques au cours de sa vie. Les centres médico-psychologiques ont été créés pour répondre aux besoins en santé mentale de la population. Dans ces établissements publics, travaillent des infirmières, des psychiatres et d’autres professionnels de santé.

Néanmoins, l’offre de soins psychiatriques reste insuffisante. Effectivement, le délai de prise en charge est considéré comme étant trop long par la majorité des familles. En Auvergne-Rhône-Alpes, les listes d’attente varient de deux à trois mois. Ce délai est interminable pour des patients en attente, souvent, de soins urgents. Au fil des semaines, ils perdent espoir et leur motivation pour tenter de vaincre la maladie s’amenuise.

Par ailleurs se pose également le problème du nombre insuffisant de structures. D’après une enquête de l’Agence Régionale de Santé datant de 2015, la distance moyenne séparant le patient de l’établissement de rattachement est d’environ 25 kilomètres dans notre région. Pour certaines personnes, qui souffrent de troubles psychiques majeurs, les durées de trajet ne font qu’augmenter leur angoisse. La rareté de l’offre de soins rend ainsi leur prise en charge encore plus délicate.

 

Un manque important de personnel

Malgré une progression du nombre de malades, le personnel soignant est de plus en plus absent. Surcharge psychologique, situations difficiles à surmonter, heures supplémentaires non rémunérées… Souvent, ces contraintes finissent par avoir raison de la passion pour le métier. Si ce manque de personnel est indéniable, cela est moins dû aux risques du métier qu’à l’impossibilité de faire un travail de qualité.

Les professionnels de santé, qui souhaiteraient passer du temps avec leurs patients, ne peuvent pas se le permettre. Face au nombre croissant de malades, les équipes ne leur consacrent plus l’attention et les soins qu’elles auraient souhaités pour eux. Découragé par ce manque de moyens, le personnel soignant préfère alors s’orienter vers le libéral. A défaut de soigner et de suivre des patients au quotidien, les médecins sont alors amenés à en recevoir constamment de nouveaux. Cette transition professionnelle entraîne une instabilité pour les malades qui ne bénéficient plus d’un suivi régulier. De ce fait, des personnes psychotiques qui auraient pu voir leur état s’améliorer en quelques mois ne voient toujours aucun résultat au bout de plusieurs années.

 

De nouvelles mesures pour la rentrée 2018 ?

Quels sont les objectifs du gouvernement pour cette rentrée 2018 ? Lors de la présentation de sa feuille de route, le 28 juin dernier, la ministre Agnès Buzyn évoquait de nombreuses mesures encourageantes.

Du côté des soignants, des crédits devraient être alloués pour une meilleure formation du personnel en milieu psychiatrique. Un stage en santé mentale pendant le second cycle des études de médecine a également été envisagé. Les plans d’action prévoient aussi, sur l’ensemble du territoire, en particulier pour les personnes présentant un trouble autistique, de rendre accessible une offre de soins plus adaptée.

Enfin, Agnès Buzyn a annoncé le lancement du projet Ecout’Emoi, qui a pour objectif d’augmenter les consultations auprès des plus jeunes d’entre nous par des psychologues. L’accompagnement des personnes en recherche d’emploi est, pour finir, un sujet qu’il faut traiter de toute urgence. Effectivement, le taux de chômage des personnes en situation de handicap est de 21%, contre 9,2% pour le reste de la population. Un métier accompagné pourrait bien être la solution pour ces patients, qui aspirent à reprendre confiance en eux et à être gratifiés tant personnellement que professionnellement.

 

A SAVOIR

Comment trouver un centre médico-psychologique adapté dans la région ? Organisés selon le principe de sectorisation, les établissements psychiatriques doivent permettre au patient une facilité d’accès et des soins continus. Pour rechercher un CMP au plus près de chez vous, vous pouvez vous rendre sur le site suivant : http://www.ch-le-vinatier.fr/offre-de-soins/ou-consulter-162.html

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Excès de fer, symptômes et prévention de l’hémochromatose http://www.ra-sante.com/exces-de-fer-symptomes-prevention.html http://www.ra-sante.com/exces-de-fer-symptomes-prevention.html#comments Fri, 07 Sep 2018 15:22:20 +0000 http://www.ra-sante.com/blog/?p=566 L’hémochromatose est une maladie génétique et héréditaire, liée à un excès de fer dans l’organisme. C’est le manque d’hepcidine, hormone régulant l’absorption de fer, qui provoque cette surcharge. Première maladie génétique en France, elle touche une personne sur 300 et pourtant, est encore mal connue. Selon l’Association hémochromatose France (AHF), 150 000 Français seraient des […]

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Excès de fer

L’hémochromatose est une maladie génétique et héréditaire, liée à un excès de fer dans l’organisme. C’est le manque d’hepcidine, hormone régulant l’absorption de fer, qui provoque cette surcharge. Première maladie génétique en France, elle touche une personne sur 300 et pourtant, est encore mal connue. Selon l’Association hémochromatose France (AHF), 150 000 Français seraient des malades qui s’ignorent.

Les symptômes de l’excès de fer : fatigue, détresse, perte de la libido

Fatigue chronique, douleurs dans les mains et les articulations, détresse morale et psychologique, perte de la libido ou encore coloration brunâtre de la peau… Ces symptômes doivent alerter, surtout si la personne a des antécédents familiaux de maladies du foie.

Pour l’heure ils sont encore trop souvent associés à d’autres pathologies et donnent lieu à des prescriptions sont inadaptées à l’hémochromatose. Une méconnaissance d’autant plus grave que si le malade n’est pas traité, il encourt des risques réels avec des conséquences qui peuvent s’avérer sérieuses sur le long terme, voire mortelles : cirrhose parfois compliquée d’un cancer du foie, atteinte des articulations, diabète (1 cas sur 2), insuffisance cardiaque…

Traitement de l’excès de fer

Pourtant, une fois dépistée, la maladie est facilement traitable, par le biais de saignées qui font baisser le taux de fer. «Pour les cas les plus graves, on préconise un traitement d’une saignée par semaine jusqu’à ce que le taux revienne à la normale. Ensuite, le patient suit un traitement d’entretien, avec une saignée tous les mois puis tous les 3 ou 4 mois», explique le professeur Jean-Pierre Zarski, chef du département hépato-gastro-enterologie de l’hôpital Albert Michallon à Grenoble. Il interviendra le mardi 12 juin lors de la conférence grenobloise. Ces saignées peuvent être réalisées dans un établissement de transfusion sanguine, en cabinet médical, ou par une infirmière à domicile. A chaque saignée, entre 450 et 500 ml de sang sont prélevés(2).

Il n’existe pour l’instant pas d’autre traitement. En plus des saignées, le malade doit s’abstenir de toute consommation d’alcool et éviter de prendre du poids. Cette maladie affectant le patient de plusieurs façons, les conférences, d’une durée approximative de deux heures, seront animées par différents spécialistes : gastro-entérologues, rhumatologues ou encore cardiologues.

Association contre l’excès de fer : Journée nationale d l’Hémochromatose

Depuis sa création en 2004, la Journée nationale de l’Hémochromatose a permis à 5 000 personnes de prendre contact avec l’Association Hémochromatose France pour s’informer et à plus de 600 personnes de découvrir leur hémochromatose et d’entamer un traitement.

(1)Un seul geste : faire prescrire par son médecin une vérification du taux de saturation de la transferrine au cours d’un examen courant ou d’un banal bilan sanguin. Coût : 20 €, pris en charge par la Sécurité Sociale. Si ce test s’avère positif, un test génétique, remboursé depuis le 1er mai, est nécessaire.

(2)Pour comparaison : lors d’un don du sang, le prélèvement est de 450 ml et le volume de sang d’un homme de 70 kg est de 5 litres.

Annabel Coavoux

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Lyon : un Pavillon H ultra moderne pour l’hôpital Edouard Herriot http://www.ra-sante.com/lyon-hopital-edouard-herriot-pavillon-h-1624.html http://www.ra-sante.com/lyon-hopital-edouard-herriot-pavillon-h-1624.html#respond Thu, 06 Sep 2018 15:28:14 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15827 A Lyon, le nouveau Pavillon H de l'Hôpital Edouard Herriot vient d'ouvrir ses portes après quatre années de travaux et plus de 100 millions d'investissement. Les équipes de chirurgie digestive, ORL et urologique ont investi les lieux, en attendant l'intégration des activités de chirurgie de l'Hôpital des Armées Desgenettes en novembre prochain.

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A Lyon, les blessés graves arrivent en hélicoptère sur le toit du pavillon H d'Edouard Herriot.
A Lyon, le nouveau Pavillon H d’Edouard Herriot dispose d’une hélistation sur le toit ©P.Auclair

 

A Lyon, l’hôpital Edouard Herriot vient de tourner une page majeure de son immense chantier de rénovation en ouvrant son nouveau Pavillon H. La construction de cet imposant bâtiment de 18 000 mètres carrés (dont 15 600 mètres carrés dédiés au soins) érigé au centre des 22 pavillons de HEH constitue en effet la pierre angulaire du projet de modernisation du centre hospitalier emblématique de la Métropole de Lyon. Le montant de l’investissement est à la hauteur des enjeux: 120 millions d’euros, dont 78 millions pour la réalisation de ce bâtiment avant-gardiste et lumineux de quatre étages, doté de deux patios intérieurs, long de près d’une centaine de mètres, avec une hélistation sur le toit et 2 niveaux de sous-sol abritant 190 places de stationnement.

La salle de déchocage va accueillir les cas les plus urgents
Le docteur Marcotte dans la salle de déchocage du Pavillon H ©P.Auclair

A terme, la plupart des activités chirurgicales et d’imagerie jusque-là dispersées sur plusieurs pavillons seront regroupée sur ce plateau technique unique avec des capacités d’accueil totalement rénovées. « Ce nouveau Pavillon H est 5 à 6 fois plus grand que l’ancien. L’une des prouesses a été de mener le chantier sur un site en exploitation, explique Valérie Durand-Roche, directrice d’Edouard Herriot. Au delà du projet architectural, l’enjeu de cette rénovation  était d’avoir un concentré de technique et de technologie, un bâtiment moderne pour un parcours de soins attendu et une prise en charge médicale optimisée. Il y avait aussi un enjeu organisationnel avec de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux repères« .

Au niveau 0, le nouveau Pavillon H abrite notamment une salle de déchocage de cinq lits avec une équipe médicale dédiée 24h/24. Des équipements de pointe ont été installés pour soigner en urgence les 700 traumatisés sévères – dont 150 en urgence vitale extrême – qui affluent de toute la région et même au delà, de Mâcon à Montélimar, de Chambéry à Clermont en passant par Roanne ou Aubenas.  » Beaucoup sont transportés en hélicoptère. Il y a les accidentés de la route mais aussi les victimes de rixes, les défenestrations… Dans tous les cas, la première heure est cruciale. La moitié des blessés décèdent dans ces soixante minutes suivant leur arrivée. Il faut donc agir vite pour réduire ce taux de mortalité. Chaque minute compte. Et le fait d’avoir un tel plateau technique, avec le scanner et le bloc opératoire d’urgence à proximité, va y contribuer« , explique le docteur Guillaume Marcotte, anesthésiste-réanimateur et responsable de l’unité de déchocage.

 

Favoriser la chirurgie ambulatoire

La directrice de l'hôpital Edouard Herriot se réjouit de l'ouverture du nouveau pavillon H
Valérie Durand-Roche, directrice de l’hôpital Edouard Herriot ©P.Auclair

Une fois le chantier achevé, le Pavillon H abritera 20 salles de bloc opératoire multidisciplinaire, 2 services de réanimation, médicale et chirurgical, 1 service de chirurgie d’urgence, 1 plateau imposant de chirurgie ambulatoire et  l’ensemble de l’imagerie d’urgence et interventionnelle. « A terme, jusqu’à

600 personnes seront amenée à travailler sur le Pavillon H, dont en moyenne 350 quotidiennement, pour gérer chaque année 5 000 séjours de soins critiques et 19 000 séjours en chirurgie. L’autre enjeu, dans les 20 salles de blocs opératoires, est d’augmenter de manière significative la chirurgie ambulatoire. Elle ne représente pour l’instant qu’à peine 30% des interventions, alors que la moyenne nationale tourne autour de 42%« , souligne Valérie Durand-Roche.

En attendant de relever ce challenge, les équipes de chirurgie digestive, ORL et urologique ont été les premières à investir les lieux. La montée en charge se fera de manière progressive, jusqu’à l’intégration des activités de chirurgie de l’Hôpital d’Instruction des Armées Desgenettes, en novembre 2018.

 

Hôpital Edouard Herriot, un chantier XXL

Les traumatisés sévères sont traités en urgence au niveau 0 du nouveau Pavillon H
Le niveau 0 du Pavillon H accueille les cas d’extrême urgence ©P.Auclair

Pour rappel, depuis 2013, les Hospices Civils de Lyon ont engagé un projet majeur de modernisation de l’hôpital Edouard Herriot. Cette opération de modernisation, adoptée par les instances des HCL en décembre 2011, repose sur la réorganisation du plateau technique (blocs, soins critiques, urgences, imagerie) entre 2013 et 2019. « La modernisation d’Edouard Herriot permet de proposer aux Lyonnais un hôpital moderne et fonctionnel qui répond aux enjeux de la médecine du 21ème siècle. Les conditions de travail des professionnels sont améliorées, ainsi que le confort des patients« , explique la direction des Hospices Civils de Lyon, qui précise que ce chantier de grande ampleur répond aussi aux problématiques d’avenir. Evolution des pathologies dans les 20 années à venir, vieillissement de la population, évolution des modes de prise en charge (montée en puissance de l’ambulatoire, développement de la radiologie interventionnelle…). Ce projet s’inscrit aussi en cohérence avec les activités des autres sites des HCL« .

 

A Lyon, un  centre unique de traitement des brûlés

Concrètement, la première phase de travaux a concerné  la réorganisation des plateaux techniques. Depuis l’été 2015, toute l’imagerie diagnostique programmée a été regroupée sur le pavillon B entièrement rénové, offrant ainsi des plages d’examens élargies et des délais de rendez‐vous raccourcis. Une soixantaine d’examens est réalisée chaque jour. Par ailleurs, le Centre des Brûlés de Lyon Pierre Colson réunit une équipe de plus de 150 médecins et professionnels soignants et non-soignants. Il est devenu en mai 2017 le centre unique de traitement des brûlés de Lyon et a été labellisé centre de niveau européen. Il regroupe les activités de prise en charge de la brûlure (urgence, réanimation, rééducation et chirurgie) sur un site unique : le pavillon I de l’hôpital Edouard Herriot. Le centre traite les brûlés de toute gravité, adultes et enfants, ainsi que les patients atteints de dermatoses bulleuses étendues, en provenance des régions Auvergne Rhône- Alpes, Centre et Bourgogne-Franche-Comté.

Enfin, les urgences médicales et chirurgicales des pavillons A (Service Médical d’Accueil) et N vont être regroupées au cours de l’année 2019 au sein du pavillon N qui aura été réhabilité. L’accueil et du traitement des urgences sera aussi réorganisé dans le cadre du partenariat avec l’Hôpital d’Instruction des Armées Desgenettes.

 

A SAVOIR

Depuis plusieurs années, les Hospices Civils de Lyon et l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) Desgenettes développent une forte coopération, en particulier autour des équipes médicales civiles et militaires. Dès novembre 2018, six spécialités de chirurgie de l’hôpital militaire Desgenettes seront intégrées à l’hôpital Edouard Herriot : chirurgie digestive, orthopédie, ORL, ophtalmologie, hépato-gastroentérologie, odontologie, soins critiques et urgences chirurgicales. Pour permettre l’intégration des professionnels militaires, il a fallu repenser l’organisation sans modifier les plans architecturaux du Pavillon H. Ainsi, certains blocs ont été déployés sur d’autres Pavillons : l’ophtalmologie et l’odontologie au Pavillon C,  l’endoscopie digestive au Pavillon L et une partie des soins critiques et de la réanimation chirurgicale au Pavillon G.

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Hypnose médicale : une alternative à l’anesthésie de plus en plus crédible http://www.ra-sante.com/hypnose-medicale-hopitaux-18432.html http://www.ra-sante.com/hypnose-medicale-hopitaux-18432.html#respond Tue, 04 Sep 2018 15:21:40 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15816 L’hypnose médicale constitue aujourd’hui une alternative crédible et fiable à l’anesthésie générale. Au point d’être de plus en plus pratiquée dans les établissements hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes. De Grenoble à Lyon, histoires à dormir debout....

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Mais bon sang, réveillez-vous !! L’hypnose médicale est en train de faire une entrée fracassante dans le milieu hospitalier. Dans la mouvance de médecines alternatives en plein développement, cette technique ancestrale connaît un regain d’intérêt qui n’a rien d’anecdotique.

L'hypnose médicale, une solution
L’hypnose médicale est pratiquée régulièrement dans les hôpitaux de la région ©DR

 

Ici, pas de grand show télévisé ni de scène de spectacle. Le décor se veut beaucoup plus sobre. Une salle de consultation ou un bloc opératoire. Quant à l’acteur principal, il n’a ni veste à paillette ni regard translucide. Juste une blouse blanche et l’œil bienveillant.

 

L'hypnose médicale est enseignée dans certains hôpitaux ou universités d'AuRA
De Lyon à Grenoble, l’hypnose médicale fait son chemin dans les hôpitaux ©K.Serguey

Hypnose médicale, du rêve à la réalité

A Lyon, une cinquantaine de salariés (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers) du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc ont ainsi déjà été formés à l’hypnose. C’est le cas de Jean-Pierre Lavignon, médecin urgentiste dans l’établissement des quais du Rhône. « Certains sont sceptiques sur l’efficacité de la technique mais rares sont les patients qui refusent d’en tester la pertinence. On fait preuve de pédagogie en expliquant que cette pratique ne comporte aucun danger, qu’il s’agit juste d’un état physiologique naturel déclenché par le patient lui-même. Parfois, de dernier conserve les yeux ouverts. Ce n’est pas du micro sommeil ni de la somnolence. Plutôt une forme d’état second ».

Pour parvenir à ce relâchement total, cette déconnection du corps et de l’esprit, le docteur Lavignon a une technique infaillible. « Je demande au patient de se concentrer sur une activité qu’il apprécie. Ce peut être un loisir, un séjour à la mer, à la montagne, une pratique sportive… Virtuellement, j’ai emmené d’autres patients vers la musique et même vers leur passion du tricot ! La personne parvient ainsi à se décontracter, elle se relâche complètement. Elle ne fait qu’écouter ma « musique » de voix en se concentrant sur ces impressions anesthésiques évoquant des odeurs, des couleurs, des bruits, des choses agréables. Lorsque le patient « décroche », il est prêt physiquement et psychologiquement à subir l’intervention ».

Au service des urgences de Saint Joseph Saint Luc, Jean-Pierre Lavignon exerce l’essentiel de son art en traumatologie, pour un doigt ou une épaule luxée par exemple. « Je pratique également régulièrement des ponctions lombaires sous hypnose, des actes traumatisants qui impliquent un fort stress. L’hypnose ne pas faire disparaître complètement la douleur, elle va permettre de la détourner. Voilà pourquoi de telles séances ne durent jamais très longtemps, entre 5 minutes et une demi-heure maximum en fonction de l’état du patient ».

 

L’hypnose pour réduire les drogues anesthésiques

Au groupement hospitalier mutualiste de Grenoble, ils sont sept médecins anesthésistes et autant d’infirmiers anesthésistes à pratiquer quotidiennement l’hypno-sédation, également appelée hypno-analgésie. « J’ai été formé en 2010 à Marseille par l’institut Emergences, explique le docteur Stéphane Bouvier, adepte de l’hypnose ericksonienne, qui interviendra lors d’une conférence-débat grand public gratuite sur l’hypnose médicale le mercredi 17 octobre à 18h30 à l’Université Catholique de Lyon. Au début, c’était par curiosité. A l’époque, l’hypnose médicale était peu développée, peu médiatisée. Après douze jours de formation intensive, j’ai commencé par des coloscopies, puis on a progressivement élargi l’usage de l’hypnose à d’autres types d’interventions : varices, hernies inguinales, tumeurs du sein, cardiologie interventionnelle… ».

Aujourd’hui, le docteur Bouvier pratique en moyenne deux à trois séances d’hypno-sédation par semaine, essentiellement pour des interventions d’ordre gynécologique. « 90% des conisations(NDLR : ablation d’une partie du col de l’utérus) sont réalisées sous hypnose. Le principal intérêt, c’est de limiter au maximum l’injection de drogues anesthésiques, voire ne pas en injecter du tout comme lors de coloscopies. Outre le fait de diminuer la douleur, on réduit aussi l’anxiété avant, pendant et après l’intervention, ainsi que les effets secondaires et les nausées post-opératoires. Enfin, on constate une meilleure récupération des patients qui peuvent ressortir au bout de 2 à 3 heures au lieu de 5 heures après une anesthésie traditionnelle ».

 

Hypnose et douleur

Gain de temps, gain d’argent, confort du patient… Autant d’arguments mis en avant lors du septième congrès « Hypnose et douleur, de la douleur à douceur » organisé en juin dernier à Saint-Malo. Dans leurs conclusions, les 1200 congressistes présents notent que « l’hypno-sédation répond parfaitement aux exigences actuelles de maîtrise des coût de santé et du développement de la chirurgie ambulatoire ». Et de militer pour que « l’hypnose soit reconnue comme un outil thérapeutique complémentaire par les autorités en charge de la santé ».

L’hypnose médicale intégralement remboursée par la Sécurité Sociale ? Pour l’instant, une telle pratique n’est prise en charge que partiellement et sous certaines conditions par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé. Mais le ministère compétent garde un œil bienveillant sur cette médecine alternative dans l’air du temps…

En attendant, concrètement, plusieurs établissements hospitaliers et cliniques privées d’Auvergne-Rhône-Alpes proposent déjà à leurs patients une intervention sous hypnose médicale. C’est le cas, dans la grande région lyonnaise, de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant, de l’Infirmerie Protestant, de la Clinique du Val d’Ouest, du Centre Hospitalier Saint Luc Saint Joseph, de l’Hôpital de la Croix-Rousse et de l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche, tous financés par la Fondation Apicil. Par ailleurs, l’Université Clermont Auvergne a créé en 2017 un diplôme dédié à l’hypnose. Une trentaine d’élèves en formation initiale (étudiants post-2ecycle) ou en formation continue (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, masseurs-kinés) suivent un programme de 80 heures composé de huit sessions de deux journées.

 

Retrouvez la liste de tous les médecins urgentistes et médecins anesthésistes de votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr

 

Les vieux démons de l’anesthésie générale

Si elle est pratiquée couramment dans le cadre d’interventions chirurgicales, l’anesthésie générale n’est pas pour autant un acte médical anodin et sans risque. Outre les problèmes cardiaques, pulmonaires, allergies et autres complications, l’anesthésie générale pourrait avoir des conséquences néfastes sur la mémoire et les capacités de raisonnement des patients. Publiée cet été, une étude américaine réalisée auprès de 2 000 personnes âgées de 70 à 89 ans a ainsi constaté des dysfonctionnements cognitifs ou une accélération de la dégénérescence cognitive des personnes âgées après injection d’anesthésiants. Un argumentde plus pour les adeptes de l’hypnose médicale…

 

A SAVOIR

Quelles personnes peuvent être concernées par l’hypnose en milieu hospitalier ? Les adultes et les enfants de plus de 4 ans

  • Les patients admis en urgence
  • Les patients sujets aux angoisses sévères
  • Les patients présentant des douleurs difficile à calmer ou amenés à subir des soins douloureux (exemple: ponction lombaire ou suture pour les enfants)
  • Les patients dont l’état de santé n’autorise pas la prise de médicaments morphiniques ou ceux dont on souhaite réduire les doses prescrites
  • Les patients susceptibles d’être traités en cardiologie interventionnelle (anomalie du rythme cardiaque)
  • Les patients appelés à subir des examens parfois longs et/ou angoissants comme une IRM

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Ma Santé : le numéro 2 du magazine est paru ! http://www.ra-sante.com/magazine-ma-sante-numero2-329876.html http://www.ra-sante.com/magazine-ma-sante-numero2-329876.html#respond Thu, 30 Aug 2018 13:23:55 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15810 Lancé au printemps dernier, le magazine Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes numéro 2 vient de paraître. Gratuit, tiré à 40 000 exemplaires et diffusé chez tous les professionnels de santé (pharmacies, cabinets médicaux, centres de santé au travail…), ce numéro d’automne consacre notamment un dossier passionnant à l’hypnose médicale.

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Le numéro 2 du magazine Ma Santé est paru !
L’hypnose médicale à la « une » de Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes ©P.A

 

Bonne nouvelle pour tous ceux qui prennent soin de leur santé et veulent rester en forme cet automne sans bourse déliée. Le  numéro 2 de Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes vient de paraître. Premier magazine régional gratuit dédié à la santé, la forme et le bien-être, ce support grand public et à grand tirage (40 000 exemplaires) a été lancé au printemps dernier sur les douze départements d’Auvergne-Rhône-Alpes. Il est disponible gratuitement dans plus de 4 000 points de diffusion : pharmacies, cabinets médicaux, centres de santé au travail, EHPAD, centres hospitaliers… et autres professionnels de santé.  Le magazine est également consultable en ligne.

Rentrée oblige, le numéro d’automne du magazine Ma Santé consacre plusieurs pages aux bonnes résolutions à prendre, qu’il s’agisse de nutrition ou de postures au travail. « Notre concept éditorial, qui a suscité l’adhésion des lecteurs comme des professionnels de santé sur le numéro 1, ne varie pas : des articles courts et informatifs, largement illustrés, qui traitent de problématiques de santé courants, avec l’accent mis sur la prévention », explique Pascal Auclair, rédacteur en chef de Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes.

 

L’hypnose médicale à la « une » de Ma Santé

Dans cet esprit, le magazine consacre un large dossier au développement de l’hypnose médicale dans les établissements hospitaliers de la région, avec le témoignage éloquent d’une patient et l’interview du Lyonnais Jacques Marcout, l’un des spécialistes français de l’hypnothérapie. Par ailleurs, de nombreux autres sujets sont évoqués dans les différentes rubriques (enfants, seniors, psychologie, santé au travail, santé animale…) de ce magazine de 52 pages dont la plupart des articles sont repris en version plus étoffée sur le site ra-sante.com. « Dans une approche cross-média, on joue à fond sur la complémentarité entre le prit et le web », insiste le rédacteur en chef. Enfin, une double page est consacrée à l’hyperactivité, afin de connaître les symptômes de cette pathologie fréquente et souvent perturbante pour les parents.

« Compte tenu du succès du numéro 1 et pour répondre à de nombreuses demandes de lecteurs, nous avons décidé de lancer une formule d’abonnement annuel. Il sera ainsi possible de recevoir Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes dans sa boîte aux lettres dés parution », annonce Pascal Auclair.

Pour être lu par le plus grand nombre et augmenter encore sa nororiété, le premier magazine régional gratuit dédié à la santé, la forme et le bien-être sera partenaire de plusieurs événements grand public. Le numéro 2 de Ma Santé sera notamment diffusé sur le Village Santé dressé place Bellecour, du 5 au 7 octobre. Il sera également disponible lors de plusieurs événements en relation avec les problématiques de santé, à l’instar de la conférence-débat sur l’hypnose, le 17 octobre, à l’Institut Catholique de Lyon.

 

A SAVOIR

Le magazine Ma Santé, rédigé par des journalistes professionnels, bénéficie de la caution scientifique des professionnels de santé d’Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un souci de rigueur éditoriale, tous les articles publiés sont ainsi relus et validés par un expert dans le domaine évoqué.

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Ambroisie: symptômes et traitement de l’allergie http://www.ra-sante.com/ambroisie-symptomes-traitement-allergie.html http://www.ra-sante.com/ambroisie-symptomes-traitement-allergie.html#comments Thu, 30 Aug 2018 12:05:19 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=4389 L'ambroisie est à l'origine de nombreuses effets indésirables. Comment déceler cette allergie ? Quels sont les traitements efficaces ? Les précisions du docteur Yan Martinat, pneumologue et allergologue.

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La conjonctivite, symptôme classique de l'allergie à l'ambroisie.
La conjonctivite ou inflammation de l’œil, l’un des principaux signes d’une allergie à l’ambroisie ©DR

Quels sont les symptômes de l’ambroisie ?

Les effets de l’ambroisie sur l’organisme ressemblent à ceux du rhume des foins. Les symptômes et signes allergiques sont multiples et souvent désagréables:

  • Difficultés respiratoires : asthme (toux, essoufflement…)
  • Rhinite : éternuements, nez qui coule…
  • Conjonctivite : yeux rouges, larmoyants et qui grattent
  • Trachéite : toux sèche
  • Autres réactions allergiques plus rares comme: urticaire, démangeaisons, boutons…

Ces symptômes sont générateurs de mal-être général, de difficultés à dormir (apnées du sommeil), génératrices de fatigue, stress, irritabilité, voire de troubles de concentration pénalisants (travail, etc.)

 

Limiter les risques allergiques avec de traiter la maladie

Comment traiter l’allergie à l’ambroisie ?

Le traitement préventif consiste à éviter la source allergène : on conseille aux personnes sensibles de s’éloigner, dans la mesure du possible, des secteurs où la plante est présente (principalement en campagne), mais aussi de limiter l’influence du pollen : douches, draps régulièrement changés, fenêtres fermées…

Le traitement symptomatique s’attaque aux effets de l’allergie à l’ambroisie. Il se traduit par la prise de médicaments en fonction de la gravité de l’allergie (toujours sur prescription médicale):

  • Cromones (par voie nasale ou oculaire)
  • Antihistaminiques
  • Corticoïdes
  • Bronchodilatateurs

Le traitement curatif (immunothérapie ou désensibilisation spécifique) vise à éliminer l’allergie, en habituant progressivement l’organisme à l’allergène durant plusieurs années. Ce traitement remboursé s’administre dans 80% des cas de manière sublinguale (gouttes déposées sous la langue). Il est efficace dans 70% des cas.

Retrouvez tous les pneumologues et allergologues de votre ville ou de votre quartier sur conseil-national.medecin.fr

 

A savoir

Un numéro vert (appel gratuit) a été mis en place dans le département du Rhône : 0800 869 869

Différents sites fournissent également des informations sur l’évolution des risques allergiques comme amboisie.info ou celui d’Air Rhône-Alpes.

 

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Lyon: contre le cancer, un espace dédié au sport inauguré à Léon Bérard http://www.ra-sante.com/lyon-cancer-leon-berard-inauguration-salle-sport-15795.html http://www.ra-sante.com/lyon-cancer-leon-berard-inauguration-salle-sport-15795.html#respond Wed, 29 Aug 2018 13:14:57 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15795 Inauguré le 5 septembre au Centre Léon Bérard (Lyon), l’Espace Pyramide proposera aux patients atteints d'un cancer des activités physiques et de kinésithérapie. Le projet a vu le jour notamment grâce à une donation de 100 000 euros de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

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Le cancer peut être freiné par des activités physiques régulières
Le cancer est désormais combattu au quotidien par l’activité physique au Centre Léon Bérard ©A.Pret

 

Après plusieurs mois de travaux, l’Espace Pyramide ouvre ses portes pour accueillir les patients, adolescents, jeunes adultes et adultes, pris en charge par les équipes d’activité physique adaptée, d’éducation thérapeutique et de kinésithérapie du Centre Léon Bérard et de l’IHOPe, à Lyon. 

Le Centre Léon Bérard s'est doté d'une salle dédiée au sport
L’Espace Pyramide dispose de différents appareils pour le sport ©CLB

Le projet, porté par le Dr Perrine Marec-Bérard, pédiatre oncologue au sein de l’Institut d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Lyon (IHOPe) et coordinatrice du Dispositif adolescents et jeunes adultes en cancérologie (DAJAC), a pu voir le jour grâce à une dotation majeur de 100 000 euros de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France dans le cadre d’un projet visant à favoriser la pratique d’une activité physique adaptée (APA) pour les adolescents et jeunes adultes (AJA) atteints d’un cancer. Il s’agit d’un espace dit de « transition » pour le passage à la vie adulte, avec mise à disposition d’outils d’Education thérapeutique et de supports d’information afin de favoriser la qualité de vie pendant et après cancer et la prévention des risques de second cancer. Grâce au concours d’autres partenaires, l’ensemble des travaux ont pu être menés et l’espace sera inauguré mercredi 5 septembre. 

 

Cancer, le sport pour combattre la maladie

« Les AJA (15-25 ans) constituent un public particulier. À une période charnière du développement physique, psychologique et socio-professionnel, ils doivent en plus faire face à la

Une salle pour les jeunes cancéreux lyonnais inaugurée
Les équipes du Centre Léon Bérard veulent faire « suer » le cancer ©CLB

maladie et à ses effets secondaires (fatigue, fonte musculaire, anxiété, dépression). En outre, ils ont 6 fois plus de risque que leurs pairs de développer des seconds cancers primitifs. Il existe ainsi un besoin fort d’accompagnement pluridisciplinaire pour répondre à leurs problématiques spécifiques. L’activité physique adaptée est un support privilégié de prévention« , explique Axel Lion, enseignant en activité physique adaptée au CLB. 

Ce dernier précise que « des séances individuelles en chambres stériles pour les patients isolés sont également organisées quotidiennement. Des bilans d’évaluation en activité physique permettent d’adapter les activités aux capacités, aux besoins et surtout aux envies de ces patients. Grâce à nos partenariats associatifs (OL, ASVEL, Handisport,…) les AJA peuvent aussi bénéficier de séances variées et découvrir des sports, adaptés, qu’ils pourront poursuivre à l’issue de leur traitement« . 

 Le dispositif DAJAC a été retenu début 2012, à l’issue d’un appel à projet de l’Institut national du cancer. « Ses objectifs sont d’améliorer radicalement la prise en charge des AJA atteints de cancer adressés dans l’une ou l’autre de nos institutions en améliorant la qualité des soins, l’expertise scientifique et la qualité de la prise en charge sociale et psychologique », précise le Dr Perrine Marec-Bérard. Le dispositif comporte deux grands volets : un volet médical et soignant qui propose l’organisation et la coordination de la prise en charge spécifique de cette population depuis le diagnostic jusqu’à l’après cancer et un second volet psycho-social pour offrir un accompagnement adapté aux préoccupations des ados et jeunes. » C’est dans ce deuxième volet que s’inscrit ce projet PREVAPAJA déjà salué par plusieurs Prix et publications. 

 

 A SAVOIR

L’espace Pyramide du Centre Léon Bérard, c’est : 

  • un espace d’environ 70 m² comportant des machines (5 vélos dont 1 vélo elliptique, un rameur, un tapis de course…) 
  • un espace de 50 m² pour les cours collectifs (auparavant donnés par les professeurs d’APA dans une salle de la MJC Monplaisir) 
  • 1 salle pour les ateliers d’éducation thérapeutique et 
  • 2 bureaux pour les entretiens individuels de patients 
  • un bureau open-space pour les professeurs d’APA et d’éducation thérapeutique 
  • un espace de 23 m² pour les kinés 
  • deux vestiaires 

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Palmarès des hôpitaux 2018: un mauvais cru pour Auvergne-Rhône-Alpes http://www.ra-sante.com/palmares-hopitaux-2018-point-auvergne-rhone-alpes.html http://www.ra-sante.com/palmares-hopitaux-2018-point-auvergne-rhone-alpes.html#respond Fri, 24 Aug 2018 12:55:53 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15788 Le palmarès des meilleurs hôpitaux de France, publié par l'hebdomadaire Le Point, n'est pas très flatteur pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans ce classement 2018, la plupart des CHU de la région AuRA sont en baisse. Si les hôpitaux publics font triste mine, certains établissements privés, notamment dans le Rhône, tirent leur épingle du jeu.

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HFME palmarès hôpitaux 2018
Dans le palmarès des hôpitaux 2018, l’Hôpital Femme-Mère -Enfant à Bron est plébiscité dans certaines spécialités ©DR

 

L’édition 2018 du palmarès des meilleurs hôpitaux publics de France ne restera pas comme un  grand cru pour les établissements hospitaliers de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce classement publié comme chaque année en fin d’été par l’hebdomadaire Le Point voit en effet la plupart des établissements d’AuRA rétrograder dans la hiérarchie par rapport à l’édition 2017. Centre hospitalier le mieux classé dans la région, le CHU de Grenoble perd ainsi une place pour passer du 7e au 8e rang national. Il demeure toutefois le seul établissement d’Auvergne-Rhône-Alpes à figurer dans le Top 10 national.

Dans le Top 20, on retrouve toutefois deux autres CHU régionaux, tous à la baisse: Clermont-Ferrand perd deux places pour apparaître en 15e position, alors que Saint-Etienne perd quatre rang pour figurer à la 20e place de ce palmarès national.  Dans un communiqué publié ce jour, la direction du CHU de Saint-Etienne tente de relativiser ce recul en estimant que l’hôpital stéphanois « confirme sa position de pôle de référence avec sa 20ème place au tableau d’honneur (…) et figure dans le « Top 10 » et le « Top 20 » pour de nombreuses spécialités « . Parmi les 44 spécialités notées, le CHU de Saint-Etienne est notamment leader pour le traitement du cancer de la peau (2e en 2017) et quatrième pour la pose de stimulateurs cardiaques.

Enfin, dans le Rhône, le bilan 2018 n’est pas plus flatteur puisque le CH Lyon-Sud, à Pierre-Bénite, perd sa place dans le Top 20 pour se retrouver en 24e position. Seul le groupement des Hôpitaux Est sauve l’honneur régional en se hissant de la 26e à la 23e place.

Le palmarès 2018 des meilleurs hôpitaux de France met cette année à l’honneur le CHU de Toulouse, alors que le CHU de Bordeaux (1er en 2017) et le CHU de Lille complètent le podium. Pour figurer au classement final, un établissement doit fournir un service médical et chirurgical complet, dans 73 disciplines.

 

Palmarès du Point 2018: les hôpitaux privés du Rhône mieux classés

Dans ce palmarès 2018, les établissements privés régionaux font meilleurs figure, notamment dans le Rhône, deuxième département comptant le plus grand nombre des cliniques classées, après la Haute-Garonne. Malgré un léger recul, l’hôpital privé Jean-Mermoz, apparaît ainsi au 4e rang (2e en 2017) devant l’Infirmerie protestante à Caluire qui gagne dix places au 22e rang, devant la clinique du Parc (36e), la clinique de la Sauvegarde (37e) et la clinique du Tonkin à Villeurbanne de retour dans le Top 50 national.

Par spécialités, HFME apparaît en première position pour la chirurgie des testicules et l’hôpital neurologique Pierre Wertheimer (Bron) aussi pour le traitement des tumeurs du cerveau. Idem pour les leucémies de l’enfant à l’IHOP (Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique) créé et géré conjointement par les Hospices Civils de Lyon et le Centre Léon Bérard. En chirurgie cardiaque pédiatrique, l’hôpital Louis Pradel se classe 3e. Idem en pédiatrie générale pour l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron (HFME). Pour les services de maternité, les établissements lyonnais se distinguent aussi: la clinique du Val d’Ouest Vendôme, à Ecully, décroche une belle 2e place pour les accouchements simples, loin devant le CH Saint Joseph-Saint Luc (17e) et le CHU Lyon Sud Pierre-Bénite (93e). Pour les accouchements à risque, l’hôpital de la Croix-Rousse est aussi à l’honneur avec la 3e place nationale, alors que l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Bron est 17e. Enfin, les cliniques lyonnaises sont en pôle-position  sur certaines spécialités: cancer du poumon pour l’Infirmerie protestante, chirurgie de l’épaule pour l’Hôpital Privé Jean Mermoz et vésicule biliaire pour la Sauvegarde.

 

SAMU: les chiffres qui alarment

Par ailleurs,  après le décès d’une jeune femme mal prise en charge par le SAMU de Strasbourg après une réaction allergique au paracétamol, les journalistes du Point ont testé la fiabilité des SAMU régionaux par rapport à la qualité de leurs réponses aux appels téléphoniques. Selon cette enquête alarmante, les taux bruts d’appels décrochés sont très variables d’un département à l’autre, allant de 42,7 % en Guadeloupe ou 49,8 % à Paris,  jusqu’à  100% à Nice, Avignon, Tours, Troyes, Orléans ou Cahors. Le podium est occupé par Auxerre, Alençon et Verdun qui répondent à 100% des appels, et pour la quasi-totalité, en moins d’une minute. Là encore, les services de santé régionaux ne sont pas à la fête dans ce palmarès national puisque le SAMU du Rhône occupe une 80e place sur 101 centres référencés, avec un taux de réponse à peine supérieur à 80%, juste devant Grenoble qui se classe 84e place.  le SAMU de Saint-Etienne ne fait guère mieux avec un taux de réponse de 87,67%.

A SAVOIR

Le classement 2018 des hôpitaux publics français: 1. CHU de Toulouse; 2. CHU de Bordeaux; 3. CHU de Lille; 4. CHU de Strasbourg; 5. Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris; 6. CHU de Nantes; 7. CHU de Montpellier; 8. CHU de Grenoble; 9. CHU de Rennes; 10. CHU de Nancy; 11. CHU de Tours; 12. CHU de Rouen; 13. CHU de Amiens; 14. CHU de Dijon; 15. CHU de Clermont-Ferrand; 16. CHU d’Angers; 17. CHU de Caen; 18. CHU de Nice; 19. CHU de Poitiers; 20. CHU de Saint-Etienne; 21. Hôpital de la Timone, à Marseille; 22. CHU de Besançon; 23. Hôpitaux Est, à Lyon; 24. CH Lyon-Sud, à Pierre-Bénite; 25. CHU de Nîmes.

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Hyperactivité : mon enfant est-il hyperactif ? http://www.ra-sante.com/hyperactivite-signes-enfant-hyperactif-4723.html http://www.ra-sante.com/hyperactivite-signes-enfant-hyperactif-4723.html#respond Mon, 20 Aug 2018 16:09:09 +0000 http://www.ra-sante.com/?p=15718 Agité, étourdi, brouillon… Votre enfant est peut-être simplement rêveur ou turbulent, mais il peut aussi souffrir du Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H), vecteur de souffrance et de difficultés scolaires. Anaïs Monaton, neuropsychologue à Groisy près d’Annecy, nous livre les clés d’un dépistage précoce de cette hyperactivité.

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Un enfant hyperactif peut être détecté très jeune
Turbulent, votre enfant ? Il est peut-être tout bonnement hyperactif. ©Unsplash

 

L’hyperactivité, c’est quoi ?

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H) est un trouble neuro-développemental chronique. Il correspond à 50% des motifs de consultation en pédopsychiatrie et se caractérise par une triade symptomatique : l’inattention, l’impulsivité et l’agitation. Ces éléments d’ordre cognitif ou comportemental peuvent exister isolément ou selon diverses associations : la forme mixte représente 60% des cas, la forme inattention prédominante, qui touche surtout les filles, 30% des cas, et la forme impulsivité/hyperactivité dominante les 10% restants.

Le nombre d’enfants concernés est-il élevé ?

Le TDA/H concerne 5 à 9% des enfants d’âge scolaire en France, et quatre garçons pour une fille. Il persiste à l’âge adulte : si l’âge permet de développer des stratégies compensatoires, la prévalence en population adulte est estimée à 4%. L’âge moyen du dépistage est de 8 ans, ce qui est plutôt tardif. On sait en effet que plus la prise en charge du trouble est précoce, mieux il sera traité. Il est toutefois difficile de poser un diagnostic avec les tous petits, qui traversent une phase classique de turbulence entre 3 et 5 ans.

Existe-il des prédispositions et des facteurs de risque ?

La prématurité est un facteur de risque, tout comme un faible poids à la naissance. Certains facteurs d’ordre génétique ont également été mis en évidence par des études. En revanche, le trouble de l’attention étant inné, les parents ne peuvent en être directement la cause pour des questions éducatives. Mais les difficultés peuvent être exacerbées dans un contexte défavorisé.

 

L’hyperactivité, génératrice de souffrance pour l’enfant

Les conséquences peuvent-elles être très lourdes pour un enfant ?

Un TDA/H impacte clairement la construction de l’enfant, qui est bombardé d’informations en permanence. Ce n’est pas une question d’intelligence, mais le trouble de l’attention entrave l’écoute, la mémorisation et peut entraîner des difficultés d’apprentissage. Le trouble a donc une incidence sur les performances scolaires et l’on constate une situation d’échec dans 16% des cas. A l’adolescence, il peut aussi exacerber des conduites à risque. Au fil des années, il favorise les difficultés relationnelles, voire excluantes, et peut entraîner des problèmes d’ordre psychologique, tels la baisse de l’estime de soi ou le manque de confiance.

Quels sont les signes qu’il faut savoir détecter ?

Chaque enfant est différent, tous ne développeront pas les mêmes symptômes avec la même intensité. Mais les plus récurrents, concernant l’inattention, sont la difficulté à maintenir la concentration, une écoute difficile, la distraction, le fait de perdre ou d’oublier souvent ses affaires, l’évitement de tâches demandant un effort soutenu, comme les devoirs, une certaine lenteur dans l’apprentissage, des difficultés d’organisation, un travail brouillon… L’impulsivité se traduira par l’absence de filtre, le fait d’interrompre sans arrêt les autres. Et l’agitation par le fait de remuer sans cesse, de ne jamais se tenir tranquille, de parler beaucoup…

 

Hyperactivité : des symptômes qui ne trompent pas

Ces symptômes sont fréquents chez l’enfant. Quand faut-il s’alarmer ?

Si les symptômes perdurent après 5 ans, après la phase d’intégration des règles, il faut se poser la question d’une éventuelle hyperactivité. Surtout si le trouble est constaté depuis plus de six mois et n’apparaît pas lié à un événement, comme un déménagement ou le décès d’un proche. L’hyperactivité peut en effet être secondaire, réactionnelle et donc d’origine psychologique. Il est important d’explorer le langage oral et la sphère ORL, un enfant qui n’entend pas ou qui ne comprend pas peut être inattentif et agité.

Le retentissement du trouble dans plusieurs lieux de vie, à la maison comme à l’école, est aussi un signal. Il vient alors confirmer des difficultés chroniques parfois constatées de longue date, souvent dès l’âge des premiers pas. Ce sont des bébés difficiles, dormant peu, toujours sur la brèche, montés sur ressorts et qui réclament beaucoup d’attention.

Existe-t-il des traitements efficaces ?

On ne guérit pas totalement d’un trouble neuro-développemental, on apprend à vivre avec. On peut ainsi donner des clés à l’enfant et à ses parents pour développer des stratégies compensatoires et atténuer ces symptômes. La guidance parentale, au premier chef, est essentielle. Pour les tous petits, un travail en psychomotricité aide à diminuer l’hyperactivité et l’impulsivité. La prise en charge, quoi qu’il arrive, est pluridisciplinaire, multimodale et sur-mesure, en fonction de l’enfant : psychomotricien, orthophoniste, ergothérapeute, pédopsychiatre, neuro-pédiatre… Un traitement médicamenteux peut également être recommandé dans certains cas pour agir sur le contrôle et l’autorégulation.

Peut-on vivre heureux lorsque l’on est hyperactif ?

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est un poids pour les parents et pour les enfants. Il faut être vigilant, car il peut générer une véritable souffrance familiale. Mais ce n’est pas non plus une fatalité. Il s’agit en effet du trouble neurodéveloppemental le plus connu : les spécialistes la maîtrisent et il existe de nombreux moyens de réduire ses symptômes.

 

Retrouvez la liste de tous les pédopsychiatres de votre ville ou de votre quartier sur www.conseil-national.medecin.fr

 

A SAVOIR

Les signes qui doivent alerter d’un éventuel Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité :

  • Des symptômes remontant à plus de 6 mois
  • Un trouble stable et chronique, apparu relativement tôt
  • Un retentissement significatif sur plusieurs lieux de vie : maison, école, activités extrascolaires
  • Une persistance des symptômes après l’âge de 5 ans
  • La conjonction de plusieurs symptômes d’inattention
    • défaut de concentration (devoirs, jeux, tâches)
    • problème d’écoute
    • difficulté à respecter les consignes
    • répugnance aux efforts mentaux (devoirs, travail scolaire)
    • problème d’organisation
    • distraction
    • oublis/perte
  • La conjonction de plusieurs symptômes d’hyperactivité ou impulsivité
    • agitation permanente (à table, en classe, pendant les jeux…)
    • tendance à trop parler
    • incapacité à attendre son tour
    • tendance à interrompre les autres
    • incapacité à contrôler ses gestes et ses paroles
    • difficulté à gérer ses frustrations
    • sautes d’humeur
  • La conjonction de symptômes d’inattention ET d’hyperactivité/impulsivité

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